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Série «Fugueuse»: «C’est très, très, très réaliste»

TVA Nouvelles

ATTENTION: ce texte révèle des détails sur l’épisode du 29 janvier 2018.

Si la série Fugueuse s’avère troublante et difficile à regarder, c’est que la réalité qu’elle dépeint est tout aussi bouleversante. Les artisans derrière cette œuvre télévisuelle réussissent d’ailleurs à la traduire avec brio, selon Mélanie Carpentier, qui a pu observer ce monde cruel de l’intérieur.

«Je souligne le doigté minutieux de la production de Fugueuse et la qualité, le talent des acteurs. C’est très, très, très réaliste», a confirmé Mme Carpentier, qui a elle-même subi l’exploitation sexuelle de 18 à 26 ans.

Fugueuse montre à quel point l’emprise des exploiteurs s’exerce sournoisement, ce qu’on constate plus les épisodes défilent. «On voit les différentes étapes auxquelles la jeune va être amenée à assister, ou qui visent à minimiser l’inhibition sexuelle», a-t-elle poursuivi.

La montée a culminé, dans l’épisode de lundi, jusqu’à une scène troublante de viol collectif, sur laquelle s’est d’ailleurs conclu le quatrième épisode. «Ça fait partie des procédures», atteste celle qui a goûté à la médecine des proxénètes. «Ils vont essayer de désensibiliser les victimes à la sexualité.»

À partir de là, l’univers de Fanny va tourner autour du sexe. «Pour elle, ça devient normal», décrit l’auteure du livre Survivante d’exploitation sexuelle: se sortir de l’enfer des gangs de rue, ouvrage dont s’est d’ailleurs inspirée l’actrice Ludivine Reding pour composer son rôle de Fanny, le personnage au centre de l’intrigue.

Et les parents dans tout ça? Ils sont «souvent laissés pour compte», a-t-elle conclu, insistant pour dire un mot sur la détresse de l’entourage impliqué malgré lui dans ces drames intimes, complètement dépassé par les événements.

La télésérie Fugueuse est diffusée sur les ondes de TVA tous les lundis à 21h.

 

 

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