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Trudeau critiqué pour des propos «indignes» de sa fonction

Agence QMI

Justin Trudeau a utilisé des mots indignes de sa fonction en traitant les membres du groupe identitaire La Meute de «nonos», lundi soir, durant la vigile pour le premier anniversaire de l’attentat à la mosquée de Québec, selon des élus de l’opposition.

«Le premier ministre du Canada doit avoir des propos qui respectent les gens, peu importe leur vision de la société», a critiqué le député conservateur Pierre Paul-Hus, mardi.

Ce dernier estime que ce ne sont «pas des mots qui devraient sortir de la bouche d’un premier ministre», surtout lors d’un événement comme le premier anniversaire de la tuerie qui a fait six morts au Centre culturel islamique de Québec le 29 janvier 2017.

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a accusé M. Trudeau d’avoir «instrumentalisé» la cérémonie. «Ce n’est pas digne d’un premier ministre», a-t-elle insisté.

Dans son discours où il a fustigé l’islamophobie, Justin Trudeau s’est notamment attaqué au logo de La Meute, une empreinte de patte de loup.

«C’est facile de condamner le racisme, l’intolérance, des discriminations contre la communauté musulmane. On sait c’est qui les racistes, c'est l'autre, c'est les nonos qui se promènent avec des pattes de chien sur le t-shirt», a-t-il dit.

En conférence de presse mardi, le premier ministre du Canada a défendu sa sortie. «Je vais toujours être là pour dénoncer ceux qui ne sont pas en train de bâtir une société meilleure et plus ouverte», a dit Justin Trudeau. Il a toutefois refusé de dire s’il croyait avoir abaissé le débat avec ses paroles.

Tout en concédant que le choix de mot du premier ministre «choquait» dans le contexte de la commémoration, le député néodémocrate Alexandre Boulerice n’a manifesté aucune pitié pour le groupe La Meute.

«On n’est pas obligés d’utiliser des gants blancs avec des gens qui attisent la haine», a-t-il observé.

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