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Monnaie

Vers la fin de la pièce de 5 ¢?

Emmanuel Martinez | Agence QMI

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Cinq ans après la mort de la pièce d’un sou, Desjardins croit que celle de 5 ¢ connaîtra le même sort.

«Avec le temps, les pièces de 5 ¢ apparaîtront de moins en moins utiles en raison de leur faible pouvoir d’achat, mais aussi en raison de tous les coûts qu’ils infligent aux consommateurs et aux entreprises», a écrit dans une note économique, Hendrix Vachon, économiste principal chez Desjardins, jeudi.

Il a précisé que les «coûts de manutention, de transport et d’entreposage des pièces sont assumés par les entreprises et les institutions financières» et que les coûts de recyclage du 5 ¢ sont payés par ceux qui utilisent ce service. Contrairement au sou noir, celle ornée d’un castor est encore assez largement utilisée par les citoyens, et reste donc en circulation. Ceci fait en sorte que la Monnaie royale canadienne a moins de pression d’en produire toujours plus comme c’était le cas de la pièce d’un cent avant qu’elle ne soit abolie. Néanmoins, la popularité du 5 ¢ diminuera inévitablement avec le temps.

Chamboulement des pièces

Avec l’abolition du 5 ¢, les prix en espèce seraient arrondis aux 10 ¢ près. Desjardins souligne que le 25 ¢ deviendrait donc problématique, puisque difficilement utilisable, et qu’il faudrait probablement l’éliminer.

«L’utilité de la pièce de 50 ¢ augmenterait et l’ajout d’une pièce de 20 ¢, comme dans d’autres pays, serait à considérer», a écrit Hendrix Vachon. Il souligne que la Nouvelle-Zélande a effectué un tel virage en 2006

«Ce n’est pas impossible à faire et cela a été fait avec succès ailleurs», a-t-il dit en entrevue téléphonique en citant en exemple ce pays du Pacifique, très similaire au Canada de par son niveau de développement.

«Bien que majeurs, ces changements amélioreraient l’efficacité du paiement en espèces», a-t-il noté, soulignant qu’un débat doit avoir lieu à ce sujet au pays.

En attendant, le paiement comptant continue de perdre du terrain face aux transactions par carte et voie électronique, qui sont plus flexibles et plus rapides, a souligné l’économiste.

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