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Des tablettes pour aider les soins à domicile

TVA Nouvelles

Le ministre Gaétan Barrette dote 6600 infirmières et médecins d'un nouvel outil de travail dans le but d’améliorer les soins à domicile.

Huit millions de dollars vont servir à l'achat de tablettes électroniques. Une bonne nouvelle, juge un médecin de famille.

«Lorsque je fais la visite, je dispose des notes précédentes des infirmières et des médecins. Je fais beaucoup moins d'erreurs, le patient n'a pas à tout répéter à un nouvel intervenant», explique la Dre Geneviève Dechêne.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de services sociaux, Dave Turcotte, n’est pas convaincu de l’utilité de ce nouvel outil numérique. «La personne qui est à la maison actuellement, qui n'a pas de soin à domicile, elle ne verra pas plus une personne, même si elle a une tablette ou non.»

«Aujourd’hui, on annonce des outils informatiques. Bonne chose! s’exclame François Paradis, porte-parole de la Coalition avenir Québec en santé et services sociaux. Mais maintenant, pensons plus loin: que veulent les aînés? C'est quoi les besoins? On n'a pas le portrait des besoins réels en soins à domicile.»

Le ministre est conscient qu'il faut inciter davantage de médecins à faire des soins à domicile. Certains ne le faisaient pas parce qu'ils sont contraints par la loi à inscrire un minimum de 500 patients en cabinet.

M. Barrette assure qu'un patient en CHSLD équivaut à six en cabinet et un patient à domicile, à 12 en cabinet. Mais pour une raison inexpliquée, cela n'a pas été appliqué jusqu'à maintenant.

«Je peux vous assurer que ça va se régler dans les prochaines heures», assure de son côté Me Paul G. Brunet, du Conseil pour la protection des malades.

L'autre grand défi de Gaétan Barrette sera de trouver suffisamment de préposés aux bénéficiaires pour prendre soin des personnes âgées. Dans une région qu'il ne veut pas nommer, il y a un manque flagrant de ressources.

«On évalue les besoins dans la prochaine année dans tout le CIUSSS à plus de 300 embauches potentielles et on reçoit, dans la dernière année, à peu près une quarantaine de CV», précise M. Barrette. Il met ça sur le compte du plein emploi.

«J'ai franchement l'impression que sous ce gouvernement, il n'y a rien d'autre qui va s'améliorer d'ici aux élections, estime Paul G. Brunet, à part les promesses puis les annonces ou tout va bien, ce qu'à peu près personne ne croit nulle part dans la société québécoise.»

-D’après un reportage d’Harold Gagné