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Disparition

Dix ans sans nouvelles de Marilyn Bergeron

TVA Nouvelles

La famille de Marilyn Bergeron réclame l’intervention de la Sûreté du Québec après dix années de recherches infructueuses par la police municipale pour faire la lumière sur sa mystérieuse disparition.

« On se sent abandonné. Elle a peut-être été assassinée. Nous, on le vit comme un homicide, mais sans pouvoir faire notre deuil », laisse tomber Andrée Béchard, la mère de Marilyn.

Elle a été vue pour la dernière fois au Café Dépôt de Saint-Romuald, sur la Rive-Sud de Québec, le 17 février 2008 à 16 h 03.

C’est la dernière trace qu’a laissée la jeune femme de 24 ans avec sa carte de crédit.

« La réalité c’est que l’enquête est toujours à la case départ, dix ans plus tard », affirme Mme Béchard.

L’hypothèse qui a rapidement été retenue par le Service de police de la Ville de Québec est celle du départ volontaire suivi d’un suicide.

Intervention

Admettant que Marilyn Bergeron était dans un état psychologique précaire au moment de disparaître, la famille est convaincue que sa sécurité était compromise.

« Marilyn était une Montréalaise depuis trois ans, soutient Me Marc Bellemare qui représente la famille depuis un an. Est-ce trop demandé de la part des proches, dix ans après la disparition, que la SQ et le SPVM s’impliquent? »

« On voudrait que quelqu’un porte un regard neuf sur le dossier », poursuit Mme Béchard.

Elle a quitté précipitamment son appartement de Montréal quelques jours avant de se volatiliser. Elle a mentionné à sa mère qu’elle avait peur, mais n’a pas élaboré sur la situation.

Mme Béchard croit que si sa fille s’était réellement enlevé la vie, un corps aurait fini par être retrouvé.

« Comme famille, se faire dire que l’hypothèse probable est le suicide, c’est décourageant », dénonce aussi Me Bellemare.

Espoir

Les parents de Marilyn Bergeron pensent donc encore pouvoir la retrouver en vie.

Dimanche, un portrait de vieillissement de la femme qui aurait 34 ans a été dévoilé en conférence de presse.

Courtoisie

 

Selon Me Bellemare, plus de 80 nouvelles informations ont été vérifiées dans la dernière année.

« On le sait que des gens savent des choses. Pourquoi ne le dites-vous pas?, implore Mme Béchard. La famille veut savoir ce qui s’est passé. »

« Il faut mettre fin à leur cauchemar », ajoute Pina Arcamone d’Enfant-Retour Québec.

En collaboration avec les proches, 5000 affiches seront distribuées dans les Café Dépôt aujourd’hui.

De son côté, sa sœur Nathalie a entrepris des démarches dans le milieu de l’itinérance.

« Il y a des personnes disparues qui sont dans la rue, devant nous, lance-t-elle. On espère que 2018 soit l’année où on retrouve Marilyn. »

L’offre de récompense de 30 000 $ est aussi prolongée jusqu’en mai.

Toute information peut être transmise au Service de police de la Ville de Québec ou au 1 800-840-1526.