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Le projet de parc éolien stagne sur la Côte-Nord

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le projet de parc éolien Apuiat, le premier qui pourrait voir le jour sur la Côte-Nord, a du plomb dans l’aile.

Plus de deux ans après l’octroi d’un bloc de 200 mégawatts aux Innus par le gouvernement du Québec, le contrat d’achat d’électricité n’est pas signé avec Hydro-Québec. Les promoteurs du projet et les élus de Port-Cartier s’impatientent.

Le projet Apuiat, c’est 57 éoliennes qui pourraient être érigées au nord de Rivière-Pentecôte à Port-Cartier. Il s’agit d’un projet de 600 millions $ issu d’un partenariat entre la Nation innue, Boralex et Système d’énergie renouvelable Canada.

La construction de ce parc éolien ne pourra débuter cette année comme prévu. Les promoteurs n’ont toujours pas de contrat d’achat avec Hydro-Québec pour les 200 mégawatts que produira le projet. Boralex affirme pourtant que le projet est prêt sur le plan technique, il ne manquerait que la volonté d’Hydro-Québec.

«On est étonné du temps que ça prend», a indiqué à TVA Nouvelles, Rafaël Bourrellis, directeur développement et acquisition chez Boralex. «On a commencé les négociations avec Hydro-Québec dès décembre 2015, quand le gouvernement a annoncé un bloc de 200 mégawatts qui seraient réservés à la Nation innue. Cela fait plus de deux ans et ça n’a pas encore abouti. Je crois que c’est peut-être une question de volonté.»

À Port-Cartier, où le projet éolien Apuiat est une priorité de développement économique, le conseil municipal a adopté une résolution afin de faire pression sur le gouvernement du Québec pour la signature du contrat d’approvisionnement d’électricité. Le maire Alain Thibault craint qu’Hydro-Québec tente de profiter de ces négociations pour régler des différents historiques avec la Nation innue.

«J’ose espérer qu’Hydro-Québec ne veut pas régler le sort du monde et tous les différents qu’il y a avec Innus sur le dos du projet éolien. Si c’est dans cette avenue-là qu’Hydro-Québec négocie avec les Innus, ça va pas bien, c’est mal parti.»

Invité à commenter la situation, un porte-parole d’Hydro-Québec s’est limité à indiquer que des pourparlers se poursuivent avec la Nation innue et Boralex afin de développer le meilleur projet possible.

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