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L'épicerie: tout un défi quand on est analphabète et sans le sou

Pour bon nombre d'entre nous, faire l'épicerie est une opération routinière et relativement facile, mais c'est loin d'être le cas pour tout le monde.

Pour les analphabètes ou ceux en situation de pauvreté, l'exercice peut devenir une véritable épreuve.

«Juste lire l'étiquette ou le coupon de caisse, je ne comprends rien là-dedans», confesse Nicole Baribeau, une femme qui a suivi des ateliers en alphabétisation pour mieux comprendre ce qu'elle lisait. Et comme analphabétisme rime souvent avec pauvreté, elle vit avec seulement un peu plus de 600 $ par mois.

«Une fois le loyer, l'électricité et les dettes payées, il ne reste pas grand-chose pour l'épicerie. Parfois je n'en fais pas du tout!»

C'est la raison pour laquelle l'organisme d'éducation populaire COMSEP organise une journée de sensibilisation «Prends ma place pour une journée».

Les participants auront 18,50 $ pour faire l'épicerie et cuisiner deux repas pour quatre personnes, ce qui constitue une réalité pour tous ceux qui vivent de l'aide sociale.

«On est troisième pour le plus haut taux de pauvreté. Après le Nord-du-Québec et Montréal, c'est la Mauricie», explique la coordonnatrice de COMSEP, Sylvie Tardif. Elle prévient d'ailleurs que des obstacles relatifs à l'analphabétisme devront aussi être surmontés lors de cette compétition.

Les personnes intéressées à relever le défi doivent réunir une équipe et s'inscrire auprès de COMSEP au 819-378-6963

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