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«Je suis convaincue que quelque chose a été mis dans mon verre»

Le 10 février dernier, un souper pour la fête d'un ami tourne au cauchemar pour Marie-Ève Ducharme, 34 ans; elle est convaincue qu'on a mis de la drogue du viol dans son verre.

La jeune femme est accompagnée de son conjoint dans un restaurant bien connu de Trois-Rivières.

Après trois consommations, c'est le trou noir, le «blackout» comme on dit.

«Juste avant ça, je dansais, j'étais correcte. Dix minutes après, j'étais couchée sur une banquette, j'ai perdu la carte, je n'étais plus là», relate la fonctionnaire, qui garde un goût très amer de cette soirée.

Malheureusement, le cas de Marie-Ève n'est pas unique. D'autres jeunes femmes ont accepté de raconter leur histoire, dont une enseignante de 27 ans. En décembre, accompagnée d'une amie, elle se rend dans un resto-bar du centre-ville de Trois-Rivières, situé sur la rue Des Forges. Après le troisième verre de vin, à la fin du repas, c'est l'amnésie totale. Elles n'ont plus aucun souvenir de la suite de la soirée.

Peu de femmes portent plainte. La police de Trois-Rivières confirme que cinq dossiers concernant la drogue du viol étaient sous enquête en 2017: un seul a été confirmé, un non fondé, un non résolu, et deux toujours sous enquête.

Marie-Ève Ducharme a terminé sa soirée à l'hôpital. Aucun échantillon sanguin n'a été prélevé. Elle a ensuite porté plainte à la police de Trois-Rivières.

«Je suis convaincue que quelque chose a été mis dans mon verre. Je ne saurai jamais probablement qui a mis ça, est-ce que ça va aider pour une enquête policière, je ne pense pas. C'est aberrant. Ils (à l'hôpital) m'ont juste laissé entrer, la drogue est partie, la patiente aussi.»

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