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«Nous sommes fiers d’avoir été adoptés par les Québécois»

La Compagnie créole en tournée au Québec

Raphaël Gendron-Martin | Agence QMI 

La chaleur inhabituelle des derniers jours a peut-être une explication. Le groupe antillo-guyanais La Compagnie créole est parmi nous pour faire une tournée québécoise qui le mènera dans une vingtaine de villes jusqu’au début avril. Le tout débute vendredi soir au Théâtre St-Denis.

«C’est un vrai bonheur d’être de retour, dit au ¨Journal de Montréal¨ la chanteuse Clémence Bringtown. On attendait ça avec impatience. Les Québécois aiment faire la fête et on les embarque dans la joie. Pendant deux heures, tout le monde oublie ses problèmes. C’est bon pour le moral !(rires)»

Voilà déjà plus de 30 ans que la formation entretient une histoire d’amour avec le Québec. «Les premières fois qu’on est venus ici, quelque chose nous avait frappés, dit Clémence. Les gens sont fiers d’être francophones. En France, on est très populaires, mais là-bas, on défend moins la langue française. C’était une agréable surprise de voir ça ici.»

Pourquoi le groupe est-il encore aussi populaire au Québec aujourd’hui? «Le public écoute nos chansons à la maison, pour des fêtes de famille, répond la chanteuse. On partage un moment très chaleureux avec eux. Nous sommes très fiers d’avoir été adoptés par les Québécois.»

En trois décennies, La Compagnie créole a eu l’occasion d’expérimenter l’hiver québécois. La présente tournée ne fait donc pas peur aux musiciens. «On est habitués, maintenant, et on est bien équipés, dit Clémence. Les hivers sont peut-être moins rigoureux aujourd’hui. Mais nous avons déjà connu Chicoutimi à -45 degrés!»

Secrets de succès

Le groupe amorcera sa tournée vendredi et samedi, avec deux spectacles presque complets au Théâtre St-Denis. La Compagnie créole pourra piger parmi ses dizaines de succès qui font toujours autant danser les foules.

Questionnée sur l’histoire derrière certaines chansons, Clémence Bringtown mentionne que «Ba moin en ti bo» est «une chanson traditionnelle qui existe depuis des siècles dans les Antilles, les gens ont longtemps chanté les paroles sans savoir que c’étaient des baisers!»

De son côté, «Vive le douanier Rousseau» «parle d’un peintre qui n’avait jamais voyagé, mais qui avait dans sa tête des tableaux extraordinaires avec des animaux colorés. Il y a des Français qui ignoraient que cet homme avait vraiment existé.»

La Compagnie créole sera en spectacle ce vendredi et samedi, au Théâtre St-Denis. Pour toutes les dates de la tournée québécoise: evenko.ca.

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