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Péladeau ne ferme pas la porte à un retour en politique dès cette année

Agence QMI

Pierre Karl Péladeau laisse planer le doute sur un éventuel retour en politique active dès cette année.

«Je ne ferme pas de porte. J’ai toujours été attentif au destin du Québec et puis je vais le demeurer», a affirmé le PDG de Québecor, propriétaire du «Journal» et de TVA Nouvelles, en entrevue avec Mario Dumont à LCN vendredi.

L’ancien chef du Parti québécois, qui a quitté la vie politique en mai 2016, s’est fait questionner par M. Dumont sur son intention de revenir en politique d’ici les élections générales du 2 octobre prochain.

«Dieu seul le sait. Je sais que c‘est devenu ma formule qui est utilisée peut-être trop facilement et aisément. Mais chose certaine aujourd’hui, demain et la semaine prochaine je suis PDG de Québécor, certainement le mois prochain. Maintenant qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? Ce serait inapproprié pour moi de vous le dire, car je ne le sais pas moi non plus», a indiqué M. Péladeau.

En janvier, M. Péladeau avait affirmé être «en réserve de la république». Cette déclaration avait fait des vagues au caucus présessionnel du Parti québécois, où le chef du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée avait invité M. Péladeau à retourner en politique.

«Bien sûr que je souhaite la venue [au PQ] de quelqu’un d’aussi fort, d’aussi déterminé», avait lancé M. Lisée.

«Je dévoile mon jeu : oui je trouve que ce serait une bonne idée, et il le sait», affirmait M. Lisée. Il a indiqué qu’il avait échangé sur cette question avec M. Péladeau. «Je sens que c’est une réflexion qu’il mène, mais pour l’instant, ce qu’il nous envoie comme signal, c’est non», disait-il alors.

Aide «arbitraire»

Par ailleurs, Pierre Karl Péladeau est revenu vendredi sur la question de l’aide financière gouvernementale accordée au Groupe Capitales Médias (GCM) par le gouvernement Couillard. Québecor Média a intenté une poursuite pour la faire invalider.

M. Péladeau a déploré une nouvelle fois «l’arbitraire» qui prévaut selon lui.

L’aide financière de 10 millions $ à GCM – qui détient entre autres «Le Soleil» à Québec – a été accordée par décret, sous forme de prêt administré par Investissement Québec. En se fondant sur un article de la Loi sur Investissement Québec, Québecor estime que «le gouvernement peut accorder de l’aide financière ponctuelle pour la réalisation de projets, mais ceux-ci doivent présenter un "intérêt économique important pour le Québec"».

«À quoi sert cet argent ? Nul ne le sait», a indiqué vendredi le patron de Québecor. «Pourquoi 500 000 $ au "Devoir", pourquoi pas 1,5 million $», a-t-il ajouté.

«Pourquoi les contribuables sont amenés à financer des journaux qui appartiennent à un individu», s’est interrogé Pierre Karl Peladeau.

À Ottawa, a-t-il souligné, une réflexion sur le sujet existe, mais elle est organisée, «ouverte et transparente».

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