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Une mariée doit payer 115 000 $ pour diffamation

Agence QMI

Wedding rings

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Une jeune mariée de Vancouver y pensera à deux fois avant de s’attaquer à la réputation d’une entreprise sur les réseaux sociaux.

Insatisfaite des services d’une compagnie qui a organisé son mariage, Emily Liao a non seulement perdu sa cause contre Amara Wedding, mais elle a été condamnée à lui payer 115 000 $ pour des propos diffamatoires tenus sur internet, a rapporté le «Vancouver Sun» jeudi.

Emily Liao et son futur mari Edward Chow avaient retenu les services de la compagnie Amara Wedding en 2015 pour unir leur destinée, ce qui incluait la photographie, le maquillage, les fleurs, la location de tenues de soirée et un maître de cérémonie.

Un mois après son mariage, elle a intenté une poursuite contre l’entreprise en cour des petites créances. Mais elle ne s’est pas arrêtée là.

Durant environ un an, Emily Liao a fait connaître son mécontentement à de nombreuses reprises contre Amara Wedding sur les réseaux sociaux. Des commentaires désobligeants en anglais et en chinois ont donc été publiés par elle sur des sites comme VanPeople et WeChat. En janvier 2016, elle a même accusé sur Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, les dirigeants de l’entreprise de fraude en exhortant les internautes à ne pas faire affaire avec eux, selon le jugement.

Après avoir perdu sa cause aux petites créances, Emily Liao a subi les foudres du juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique Gordon Weatherill pour ses propos sur internet à la suite d’une plainte des dirigeants d’Amara Wedding.

Dans sa décision rendue, le 22 février dernier, le juge lui a reproché d’avoir mené une campagne «malveillante» pour discréditer l’entreprise, d’une manière «extrême, accusatoire et venimeuse».

C’est pour cette raison qu’il lui a imposé de payer 115 000 $ en dommages.

«Emily et ceux qui croient que c’est acceptable d’avoir recours à l’internet comme véhicule pour laisser aller leurs frustrations doivent savoir qu’il y aura des conséquences si ces publications sont diffamatoires», a dit le juge Weatherhill, cité par le «Vancouver Sun».