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Bébés secoués: trouver des trucs concrets pour éviter le pire

TVA Nouvelles

L’histoire tragique de ce bébé de quelques semaines à peine qui est décédé après avoir été secoué par son père de 19 ans, à Sherbrooke, cette semaine, rappelle à quel point il est important d’encadrer les nouveaux parents dans cette période particulièrement sensible de leur vie.

Depuis plus de deux ans, un programme de prévention du syndrome du bébé secoué a d’ailleurs été déployé dans les hôpitaux de la province pour les sensibiliser immédiatement après l’accouchement et éviter qu’un moment d’impuissance ne se termine de façon tragique.

Quand la colère monte...

«On veut que les parents réfléchissent à des mesures concrètes qu’ils vont mettre en place si jamais leur bébé pleure trop et qu’il y a une montée de la colère qui s’installe», a expliqué Gaëlle Simon, chef de l’unité de néonatalogie de l’hôpital Fleurimont.

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C’est pourquoi la démarche est prévue en deux temps. Lors d’une première rencontre, de la documentation est remise aux parents pour qu’ils puissent la lire et comprendre l’escalade qui survient quand le bébé pleure beaucoup.

«On demande aux parents de réfléchir à ce qu’est la normalité des pleurs pour eux, quand certaines fois sont pires que d’autres, quels sont les moyens pour arrêter [que bébé] pleure», détaille Mme Simon.

Signal d'alarme

Les professionnels de la santé en profitent également pour s’attarder aux déclencheurs de la colère, et sur ce que cette dernière provoque comme manifestations extérieures. Cœur qui palpite, emploi de mots vulgaires: voilà quelques-uns des signaux d’alarme qui indiquent qu’il est temps de recourir à une mesure pour sécuriser le bébé.

«Un bébé qui est placé dans un lieu sécuritaire – son lit avec la barrière levée -, ne mourra jamais d’avoir pleuré», lance la chef de l’unité de néonatalogie. Le parent doit profiter de ce moment pour prendre du recul et se calmer, en sortant de la pièce où se trouve l’enfant, en prenant l’air et en appelant un ami, par exemple.

Responsabilité sociale

Le maître mot: ne pas hésiter à demander de l’aide, même aux voisins! «On a la responsabilité sociale d’aider les nouveaux parents, d’offrir notre disponibilité et de ne pas juger quand ils demandent de l’aide», souligne Gaëlle Simon, qui ajoute que de faire appel aux autres quand la colère monte est le geste d’un bon parent.

Les parents qui se sentent isolés et ne savent pas vers qui se tourner peuvent compter sur d’autres ressources, comme les CLSC.

En outre, ils sont invités à faire appel à la Ligne Parents, au 1 800 361-5085, qui offre un service professionnel gratuit tous les jours, 24h sur 24. Un geste simple qui peut permettre d’éviter le pire.

 

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