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La famille d’un ado noyé réclame justice

Catherine Montambeault | Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Après avoir célébré les funérailles de leur fils, samedi, les parents de l’élève de 14 ans qui s’est noyé le mois dernier dans la piscine Père-Marquette songent à poursuivre la Ville et la Commission scolaire de Montréal pour négligence.

«Ça semble assez clair qu’il y a quelqu’un quelque part qui n’a pas fait son travail, parce que l’adolescent a été perdu de vue pendant à peu près vingt minutes», fait valoir Me Jean-Pierre Ménard, l’avocat qui représente la famille.

Blessing Moukoko, un élève de deuxième secondaire, a été retrouvé gisant au fond de la piscine du Centre Père-Marquette, dans le quartier Rosemont, le 15 février dernier.Il venait de suivre un cours de natation avec ses camarades de l’école Père-Marquette et aurait passé de longues minutes sous l’eau avant d’être aperçu par les élèves du cours suivant.

Le jeune homme a été transporté à l’hôpital, où il est décédé une semaine plus tard. Ses funérailles ont eu lieu samedi, à l’église Sainte-Odile, à Montréal.

«Des choses comme ça, ça ne devrait pas arriver, parce que la surveillance est normalement organisée de manière telle que le groupe est tout le temps sous le contrôle d’un surveillant», indique Me Ménard.

Surveillance déficiente?

À la piscine municipale où s’est déroulé le drame, un sauveteur embauché par la Ville était présent, tout comme un professeur d’éducation physique de la Commission scolaire de Montréal.

«Mais on ne connaît pas encore exactement l’articulation qu’il y avait entre la Commission scolaire et la Ville quant à savoir qui faisait la surveillance, comment on s’était organisé», explique l’avocat.

Pour y voir plus clair, Me Ménard et les parents du défunt adolescent, Jean-Claude Moukoko et Évelyne Mavoungou-Tsonga, devront attendre les conclusions des enquêtes, dont celle du coroner.

«Le rapport du coroner va nous apporter des précisions sur le déroulement de l’événement, parce que nous, on ne peut pas parler aux surveillants directement», souligne l’avocat.

La Commission scolaire a indiqué qu’elle ne commenterait pas le dossier puisque des enquêtes sont en cours. La Ville n’a pas répondu aux courriels du Journal samedi soir.

 

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