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«Black Panther»: Un succès commercial qui a des répercussions sociales

Le film de superhéros «Black Panther» est indéniablement un succès commercial, mais il a aussi de grandes répercussions sociales, entre autres à Montréal.

Écoutez l’entrevue complète avec Paul Evra ci-dessus

Dans le film, sorti à la mi-février, la quasi-totalité de la distribution est noire; on y raconte l’histoire du souverain africain d’un royaume technologiquement avancé qui doit défendre son peuple contre les menaces qui le guettent. Le film a amassé plus d'un milliard de dollars aux guichets mondiaux depuis sa sortie.

Pour le directeur général du Centre Lasallien St-Michel, Paul Evra, l’impact du film est tangible chez les jeunes de la communauté.

«C’est une fierté pour eux de voir des superhéros noirs», souligne-t-il, en entrevue au Québec Matin. «Pour les jeunes, c’est un modèle. Ils peuvent se dire ‘’On peut réussir’’. Je dis souvent que ça permet d’ouvrir le dialogue avec les jeunes, ce genre de films.»

Après avoir vu le règne d’un président noir aux États-Unis et l’avènement d’un superhéros noir qui a une grande visibilité au cinéma, les jeunes que rencontre M. Evra ne se disent plus que quelque chose est impossible.

«Ça permet d’ouvrir ce dialogue et d’aller un peu plus loin. Il n’y a plus rien d’impossible, toutes les barrières sont brisées, soulève-t-il. [...] J’espère que par la suite, on va pouvoir parler des politiques, des postes de cadre. Ce premier plafond de verre a été brisé, il reste encore beaucoup de petits plafonds de verre à briser, mais aujourd’hui on peut ouvrir le dialogue.»

Le long-métrage met aussi en scène des femmes fortes, impliquées de manière très active dans la gestion du royaume. M. Evra l’a remarqué : depuis la sortie en salle du film, les jeunes filles qui fréquentent le centre ont développé une fierté, et marchent le torse bombé.

«On voit l’impact, par exemple par rapport aux cheveux: ils sont fiers de leur chevelure maintenant, donne-t-il en exemple. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes filles se lissent les cheveux pour ressembler aux Blancs. Là, ils voient qu’ils peuvent être eux-mêmes, comme dans le film.»

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