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«Je ne veux pas que le chien soit dangereux pour l’humain»

Lise Vadnais, la sœur de Christiane Vadnais, tuée dans une attaque de chien en juin 2016 à Montréal, poursuit son combat pour faire interdire les pitbulls.

Elle participera le 20 mars prochain aux consultations sur le projet de loi qui vise à interdire les pitbulls au Québec.

Plus tôt cette semaine, Mme Vadnais avait confié qu’elle craignait que le gouvernement Couillard recule dans son intention d’interdire les chiens de type pitbull au Québec.

«J’ai quand même confiance que ça n’a pas été mis là pour rien ce projet de loi là, a-t-elle précisé en entrevue à LCN dimanche matin. Il a été écrit clairement, avec une catégorie pour les pitbulls et une catégorie pour les chiens dangereux. Il faut surtout bien informer les gens; il y a tellement de mauvaise information qui circule que c’est ça qui nuit le plus au projet de loi.»

Selon elle, le projet de loi a été «bien travaillé». Dans la mouture actuelle, les propriétaires de pitbull pourront les conserver, mais il deviendrait impossible d’en acquérir de nouveaux, explique Mme Vadnais. Les autres chiens «dangereux» seront très encadrés.

«On aime les chiens; je suis une amoureuse des chiens, souligne-t-elle. Mais je ne veux pas que le chien soit dangereux pour l’humain. Je ne veux pas que mon voisin craigne le chien que j’ai dans ma cour.»

Gravité des blessures

Selon les chiffres qu’avance Mme Vadnais, les chiens de type pitbulls sont surreprésentés dans les attaques de chiens, sans compter la gravité des blessures qu’ils peuvent causer.

«Ce ne sont pas tous des morts. Quand il y a un mort, comme ma sœur Christiane, on en parle, dit-elle. C’est un drame épouvantable. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu beaucoup de gens qui ont été attaqués et qui sont marqués pour le restant de leurs jours.»

Quant à l’argument comme quoi il n’y a pas de mauvais chien, seulement des mauvais maîtres, elle n’y adhère pas.

«C’est bien dommage, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Pour les pitbulls, entre autres, on n’a pas besoin de chercher loin, il y a plein d’exemples, soulève Mme Vadnais. Des chiens qui ont été bichonnés, aimés, qu’on a depuis qu’ils sont tous petits. Tout à coup, à l’âge de 2 ans, 6 ans, 9 ans, vont attaquer pour la première fois.»

L’interdiction de ce type de chien est selon elle une question «de sécurité publique».

«Les gens disent ‘’Mon pitbull est super gentil’’. Oui, mais ça se peut qu’il attaque. On ne peut pas prendre de chance dans notre société», déclare-t-elle.

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