/news/tele

Date de diffusion inconnue

Feu vert à une 2e saison de «Fugueuse»

Yves Leclerc | Journal de Montréal

Les adeptes de la série Fugueuse qui s’attendent à vivre un deuil, ce soir, à la suite de la diffusion du dernier épisode, seront heureux d’apprendre qu’il y aura une deuxième saison.

L’auteure Michelle Allen a obtenu le mandat d’écrire une deuxième saison. « C’est très excitant et on a très hâte de lire les premières lignes », a confirmé, lors d’un entretien, Ginette Viens, vice-présidente marques et contenus, chez Québecor Contenu, qui est derrière cette série dramatique.

À LIRE ÉGALEMENT:

Série Fugueuse : «ça fonctionne comme ça»

Un projet de suite pour «Fugueuse»

Transformée par Fugueuse

Il est beaucoup trop tôt pour parler d’échéancier et d’une éventuelle date de diffusion. Il n’était pas prévu, à l’origine, d’aller plus loin qu’une saison unique, mais l’immense succès de la série, qui approche les deux millions de téléspectateurs, a amené Québecor Contenu et TVA, à réviser leur position.

Est-ce que Fanny, Damien, Carlo, Natacha et Jessica seront de retour ?

En entrevue, l’auteure, Michelle Allen, mentionne avoir déjà une bonne idée en tête. Une idée, bien sûr, qu’elle n’a absolument pas l’intention de révéler. Elle précise qu’elle ne désire pas reproduire la première saison ou revenir avec une histoire similaire.

Résonnance

En écriture pour le téléroman L’Échappée, l’auteure explique qu’il n’y a pas de pression et d’urgence pour concevoir cette deuxième saison. « Je veux qu’elle soit aussi ancrée dans l’actualité que la première et il va y avoir une recherche à faire. Le terreau est fertile et je veux arriver avec du neuf. Je veux que ça soit aussi bon que l’an un. »

Les gens de Québecor Contenu savaient qu’ils avaient une bonne série entre les mains avec cette histoire d’une adolescente exploitée sexuellement.

Ils étaient loin de se douter que Fugueuse exploserait avec autant de résonance sur la place publique. L’objectif de départ était de produire un bon divertissement avec un sujet d’actualité. « On le souhaitait, mais on ne s’attendait pas à ce que cette thématique se retrouve dans les journaux, à la télévision et à la radio, avec des débats, des victimes, des intervenants et des témoignages de véritables fugueuses. On ne s’était pas donné, au départ, une mission sociale », a indiqué France Lauzière, chef de contenu chez Québecor contenu, qui a eu l’idée de cette dramatique, après avoir lu un reportage sur le sujet.

Ginette Viens souhaitait, avec Fugueuse, sensibiliser les jeunes et les parents, au triste phénomène de l’exploitation sexuelle. « On le voit, sur la page Facebook de l’émission, avec les commentaires des jeunes et des parents, qui écoutent la série et qui en discutent ensemble », a-t-elle dit.

« Si on a réussi, à quelque part, à empêcher une petite Fanny de vivre ça, on va avoir été utiles », a ajouté France Lauzière.

Une clientèle plus jeune

Fugueuse a aussi eu comme effet d’attirer une clientèle plus jeune et qui a des habitudes de consommation différentes avec Netflix et les différentes plateformes télévisuelles en ligne.

« Nos chiffres le confirment. On a été chercher une proportion plus importante de téléspectateurs chez les 18-24 ans et chez les 18-34 ans. La proposition leur a plu et ils ont ajusté leur mode de consommation afin de regarder l’émission en direct », a-t-elle poursuivi.

France Lauzière, qui est aussi présidente et chef de la direction de Groupe TVA, raconte une anecdote récente qui témoigne de la force de la série.

« J’ai donné une entrevue à deux étudiantes de l’Université de Montréal, la semaine dernière, et elles ont abordé instantanément le sujet de Fugueuse. J’ai saisi la balle au bond et je les ai questionnées sur l’engagement qu’elles avaient face à cette série. Elles m’ont répondu qu’on avait su utiliser le divertissement pour mieux comprendre la société dans laquelle on vit, sans jugement, et c’est ce qui leur a fait plaisir », a-t-elle raconté.

 

Dans la même catégorie