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Devant le bureau du ministre des Finances

Des futurs enseignants habillés en médecin pour attirer l'attention du gouvernement

Agence QMI | TVA Nouvelles

C’est vêtus de sarrau de médecins que les étudiants en enseignement se sont rassemblés lundi matin à Montréal devant le bureau du ministre des Finances, Carlos J. Leitão, pour revendiquer la compensation financière des stages.

Les stagiaires en enseignement se sont retrouvés vers 10 h, devant le bâtiment du ministère, situé sur la rue Saint-Antoine Ouest.

Les futurs enseignants ont installé pupitres et chaises dans la rue, une mise en scène d’un cours d’économie qu’ils veulent adresser au ministre des Finances.

En soulignant le fait que les médecins eux, ont l’attention du gouvernement, ils demandent une compensation financière pour leur stage 4 pour lequel ils ne sont pas rémunérés et lors duquel ils n’ont pas le droit de travailler.

«Les stagiaires en enseignement aussi ont de besoins financiers. La précarité elle est présente pendant le stage 4. Si le ministre ne sait pas compter, on peut l’inviter à assister à notre cours d’économie. Avec les tâches  qu’un étudiant vit en stage, à la fois à l’université et en stage, forcément la précarité s’installe», explique Antoine Côté, porte-parole de la CRAIES.

Même si les étudiants veulent travailler pendant le stage malgré le peu de temps dont ils disposent, les universités l’interdisent, assure le porte-parole de la Campagne de revendications et d'actions interuniversitaires pour les étudiants d'éducation en stage (CRAIES).

«On ne peut pas travailler au café du coin. Évidemment la précarité s’installe, c’est pour cela qu’on a besoin d’une compensation financière. À deux semaines du budget, il n’y a aucun engagement de la part du gouvernement», dénonce Antoine Côté.

Les futurs enseignants s’étaient déjà rassemblés, lundi dernier, pour une action symbolique devant le bureau de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Selon la CRAIES, une bourse de 576 $ par semaine, versée par l’Aide financière aux études, serait le moyen de lutter contre cette précarité financière des stagiaires en enseignement.

Des recherches menées par l’Union étudiante du Québec, indiquent la mesure coûterait 20,3 millions $ par année au gouvernement, «soit moins de 0,1 % du budget en éducation au Québec».

 

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