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CAA-Québec défavorable à une limite de 120 km/h sur les autoroutes

Le Parti québécois (PQ) a relancé mercredi l’idée d’augmenter la limite de vitesse sur les autoroutes de la Belle province, en la faisant passer de 100 km/h à 120 km/h, puisque de toute façon, les policiers font preuve de tolérance.

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Le PQ souhaite augmenter la limite de vitesse à 120 km/h sur les autoroutes

Les véhicules modernes sont plus performants en termes de sécurité, quant au freinage et quant à l’assistance à la conduite. 

Malgré ces nouvelles technologies, le CAA-Québec est défavorable à l’idée.

 «On reçoit cette proposition avec un certain questionnement. C’est évident que pour nous compte tenu des chiffres, dont l’exemple des Américains, l’augmentation de la vitesse n’est pas une idée que l’on recommande», a expliqué en entrevue Annie Gauthier, porte-parole de l’organisation spécialisée en sécurité routière.

La porte-parole souligne que les infrastructures québécoises ne sont pas idéales pour permettre une telle augmentation de la limite de vitesse, et que le Québec n’est pas prêt.

«On est en train de revoir beaucoup de choses en termes de configuration, de qualité d’asphalte... on a les saisons aussi. Dans le sud des États-Unis, en Europe, c’est différent», ajoute la porte-parole.

Par ailleurs, elle souligne que les risques de blessures, peu importe la technologie, augmentent avec la vitesse.

«Si on amène la vitesse à 120 km/h, l’humain étant ce qu’il est, il y a fort à parier que plusieurs personnes vont conserver leur tolérance de risque et rouler à 125 km/, 130 km/h, ou 135 km/h. Les nouvelles technologies ont leurs limites et ne protègent pas à 100% contre tous les impacts.  Si vous faites des tonneaux à 130 km/h ou 140 km/h, le dommage il est là quand même», avertit Annie Gauthier.

Des panneaux d’affichage électroniques sur lesquels apparaît la limite de vitesse, qui serait variable, seraient-ils envisageables? Ils permettraient de moduler la limite en fonction des conditions météo, notamment.

«Il n’y a jamais eu autant de distractions sur les routes, en plus on amènerait une nouvelle vitesse, on se met à risque encore plus. Mais oui on est probablement dû pour des technologies plus avancées en termes de signalisation, pour avoir des panneaux avec des limites variables, mais est-ce qu’on a les ressources pour faire cela?», se questionne Annie Gauthier.

 

 

 

 

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