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Incapable d’aider son fils cancéreux à cause de Phénix

TVA Nouvelles

Un travailleur de Saint-Jean-sur-Richelieu lance un véritable cri du cœur au gouvernement fédéral pour qu’Ottawa règle une fois pour toutes les ratées du système de paye Phénix.

Louis Massé, menuisier pour la Défense nationale depuis 16 ans, est incapable de soutenir son fils qui vient d’être atteint d’un cancer très rare.

Son garçon de 21 ans est l’un des rares Canadiens à souffrir d’un cancer de l’orbite, maladie dont on ignore les répercussions. «On a aucune idée des perspectives de guérison», a confié le travailleur.

Bien qu’il ait obtenu un congé d’étalement pour aider son enfant, M. Massé se sent «menotté, pris dans un système».

C’est que la grande majorité des travailleurs fédéraux qui modifient des informations dans leur paye se voient paralysés dans le bogue informatique du système de paye Phénix.

«Moi je ne peux pas être sans paye et mon fils va avoir besoin de moi. Je ne peux pas le laisser non plus», a ajouté le fonctionnaire.

«Je ne veux pas avoir de problème avec Phénix, j’ai déjà assez de problèmes de même. Je ne veux pas de stress de plus», a-t-il ajouté.

Louis Massé soutient qu’il ne veut pas la charité, mais bien seulement son salaire auquel il a droit, car il n’a «aucune solution à part aller travailler».

Son fils de 21 ans, qui venait lui aussi de devenir menuisier, risque de perdre un œil en raison de son cancer de l’orbite.

«J’aimerais que quelqu’un se penche sur le dossier de Phénix et que ça se règle une fois pour toutes», conclu le père de famille de 56 ans qui veut aider son fils sans risquer de perdre sa maison.

Le secrétaire parlementaire de la ministre responsable du dossier n'était pas disponible pour nous parler. Mais le député libéral de Saint-Maurice–Champlain et ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, s'est exprimé sur le sujet.

«Je connais pas cette situation-là en particulier, a-t-il déclaré. Ce que je peux vous dire, c'est que dans le dernier budget fédéral, vous avez vu qu'on a même annoncé qu'on regarderait une autre solution. On est conscients du problème. Moi, je le vois d'un bon oeil qu'on est en train de regarder une nouvelle solution pour s'assurer que les gens soient payés à temps.»

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