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«Une leucémie aigüe peut être foudroyante», selon un médecin

TVA Nouvelles

La mort soudaine de la Lévisienne Karine Tondreau sur un navire de croisière dans les Caraïbes en raison, semble-t-il, d’une leucémie qui n’a pas été diagnostiquée suscite beaucoup de questions.

Pour y voir plus clair, TVA Nouvelles s’est entretenu avec le Dr Christian Fortin, qui est médecin à la clinique Médic Axion à Québec.

«Une leucémie aigüe peut être foudroyante lorsque ça se présente, mais normalement, les gens ont le temps quand même de consulter», explique-t-il.

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«Dans le cas présent, ce qui est énormément triste, c’est que la personne n’a pas eu le temps, semble-t-il, de consulter, ajoute Dr Fortin. On n’a pas pu faire le diagnostic. Et malheureusement, elle en est décédée.»

Le médecin explique que les symptômes peuvent se manifester de différentes manières selon le type de cellules qui sont atteintes.

«Si ce sont nos cellules rouges qui sont affectées, alors les gens vont avoir des symptômes d’anémie, vont être pâles, leur rythme cardiaque va s’accélérer et vont avoir des problèmes d’essoufflement», résume le spécialiste.

Dans le cas des plaquettes, la maladie se manifeste plutôt par des saignements, notamment au niveau du nez ou des gencives.

«Si ce sont des globules blancs, là les gens vont faire des infections, ce qui semble être le cas présent, souligne le médecin. On parle de syndrome d’allure grippale.»

Les tests pour détecter la maladie sont également relativement simples, selon lui.

«Normalement, avec une formule sanguine simple, ce qui est un test facile à faire, on voit habituellement des anomalies au niveau sanguin et on peut faire le diagnostic de cette façon-là, soutient-il. Mais pour le confirmer, on fait une biopsie de la moelle osseuse et là on voit rapidement les cellules immatures. Plus de 20% de cellules immatures confirment un diagnostic.»

Et Christian Fortin précise que si le patient reçoit son diagnostic à temps, il a de bonnes chances de guérisons.

«Dans 60 % à 80 % des cas, dépendamment de l’âge de la personne et des autres facteurs de maladie que la personne peut avoir, on a une rémission, dit-il. Donc c’est une maladie qui se traite.»

Parmi les traitements, il y a notamment les chimiothérapies et les greffes de moelle osseuse.

«Des traitements sont toujours ciblés en fonction de l’âge, de l’état de santé de la personne avant cet épisode-là de leucémie», affirme Dr Fortin.

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