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Ma vie en films: René Simard, réalisateur des Schtroumpfs

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Même si René Simard est tombé dans la marmite de la chanson dès son plus jeune âge, cet «entertainer» hors du commun a toujours entretenu une passion avec le grand écran!

René, quel est votre premier souvenir d’une salle de cinéma?

J’étais dans une salle de Charlevoix avec mes cousines Andrée et Yvette. Le film s’appelait Le fauve est déchaîné (Fluffy en version originale) avec Tony Randall et Shirley Jones. Ça devait être en 1965 ou 1966... En tant que petit garçon, j’avais été impressionné par le fait de voir un lion comme animal domestique. Ce qui est marrant dans tout ça, c’est que Tony Randall était le coanimateur de l’émission The Mike Douglas Show, dans laquelle je suis passé lorsque j’avais 13 ans, et que j’ai participé à une émission spéciale sur les Jeux olympiques de Montréal dans laquelle Shirley Jones était présente!

Le film qui vous a profondément marqué?

La liste de Schindler avec Liam Neeson m’a sorti de mon Québec. Ce film m’a vraiment parlé à tous les niveaux. L’image de la petite fille à la fin avec son manteau rouge m’a tellement touché! J’ai été ému aux larmes. Ça m’a aussi complètement désarçonné, parce que j’ai réalisé qu’on est heureux et qu’on ne le sait pas. J’ai aussi réalisé que plus ça change, plus c’est pareil. Il suffit de regarder ce qui se passe en Syrie ou la tuerie en Floride... Le destin de Will Hunting aussi m’a aussi marqué. Ces films sont des leçons de vie, tout comme La société des poètes disparus.

Votre film de couple?

Nous regardons chaque hiver Les vacances avec Cameron Diaz et Jude Law. Nous trouvons ce film tellement beau... et, Marie-Josée et moi pleurons chaque fois!

Votre film de famille?

Coneheads et Mars Attaque!. On a tellement aimé ça! En famille, on rit et on a du «fun».

Le film dans lequel vous aimeriez vivre?

Avatar! C’était nouveau et créatif! J’ai toujours été attiré par la luminescence des choses, notamment au niveau des lumières noires et des couleurs vives. Et comme j’ai toujours adoré l’Halloween, je faisais une collecte de fonds pour la sensibilisation de la perte auditive dans mon garage avec des objets de couleur qui semblaient dans les airs. Pour moi, Avatar, c’est ça. De plus, quand j’avais entre 11 et 14 ans, je faisais des montages en Super 8 et des films d’animation avec des Schtroumpfs. Je construisais un village en pâte à modeler Das qui durcissait en 24 heures. Après, je peignais tout, je filmais en image par image et j’allais porter mon film à la pharmacie. Mon «kick», c’était d’attendre six jours plus tard pour voir si j’avais réussi! Le montage m’a toujours fasciné et me fascine encore, c’est pour cette raison que je suis producteur d’émissions. C’est un métier où il est difficile de vieillir et ça me donne une chance d’y rester.

Le dernier film que vous avez vu au cinéma?

C’est le coeur qui meurt en dernier. Je suis tombé à la renverse. J’ai appelé Denise [Filiatrault] pour la féliciter et je suis parti à brailler! J’ai été très impressionné par son talent. Elle a une énergie incroyable et me fait toujours rire. [...] Le cinéma est une vitrine. De ce qu’on a été, de ce qu’on est... et de ce qu’on sera aussi.

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