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Détecter plus vite les cancers féminins

TVA Nouvelles

Des scientifiques du Centre de recherche de l'Université McGill et de l'Université John Hopkins aux États-Unis viennent de mettre au point un nouveau test de dépistage génétique et précoce pour le cancer des ovaires et de l'utérus.

Marie-France Angers a appris il y a huit mois qu'elle souffrait d'un cancer des ovaires. Elle aurait aimé profiter d'un dépistage précoce. «J'ai eu une hystérectomie complète. Une semaine plus tard, à ma sortie, j'ai commencé le traitement de chimio», raconte-t-elle.

Les médecins utilisent déjà divers moyens pour dépister les cancers féminins comme l'échographie, la prise de sang et le cancer antigen 125, un marqueur tumoral qui peut être retrouvé dans le sang.

Il y a aussi le test Pap qui a déjà permis de réduire considérablement le cancer du col de l'utérus, mais il fallait aller plus loin.

«Pour le cancer de l'ovaire, celui-ci se développe le plus souvent au niveau de la trompe de Fallope. Les cellules et les sécrétions vont circuler le long de la trompe et vont arriver dans la cavité de l'utérus», explique le Dr Kris Jardon, chercheur, gynécologue et oncologue au CUSM.

Le nouveau test de dépistage génétique consiste à insérer une petite brosse à travers le vagin, dans le col de l'utérus, puis la cavité utérine.

Le médecin procède ensuite au frottis à l'intérieur de la cavité de l'utérus avec la petite brosse avant de ressortir de la cavité de l'utérus.

1900 femmes ont participé à la recherche, qui a duré trois ans. «Ça nous a apporté un diagnostic de 81% à 93% au niveau du cancer de l'utérus, et de 31 à 45% au niveau du cancer de l'ovaire», ajoute le Dr Jardon.

Les recherches vont se poursuivre, mais le Dr Jardon espère que ce test sera disponible dans toutes les cliniques du Québec d'ici quatre ans.

Annuellement, au Canada, il y a 7300 nouveaux cas de cancer de l'endomètre, de l'utérus et 1200 décès. On enregistre 2800 diagnostics de cancer de l'ovaire et 1800 décès.

 

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