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Pénurie de main-d'oeuvre

500 agents de sécurité recherchés pour le G7

Martin Lavoie | Agence QMI

Agence QMI

Alors qu’une pénurie «catastrophique» de main-d’œuvre frappe Québec, un défi attend l’entreprise de sécurité privée qui doit recruter plus de 500 agents pour le Sommet du G7, les 8 et 9 juin, à La Malbaie.

La firme Commissionnaires du Québec affiche directement sur la page d’accueil de son site internet le recrutement d’agents de sécurité pour le G7. Questionnée à ce sujet, l’entreprise a redirigé les questions du «Journal de Québec» vers la GRC.

Sur une page Facebook indépendante, une autre annonce de la firme est relayée avec un message mentionnant que «Commissionnaires du Québec a besoin de plus de 500 agents pour le G7 [...] à Québec, dans Charlevoix et au Saguenay.»

Une autre offre de l’entreprise mentionne que certains agents pourraient entrer en fonction en mars, que selon l’affectation la formation pourrait être rémunérée et qu’il est possible d’obtenir un permis temporaire du Bureau de la sécurité privée (BSP).

Pénurie «catastrophique»

«S’il est vrai que ça prend 500 agents de sécurité, il n’y a pas une compagnie seule qui est capable de faire ça», lance Martin Sirois de l’entreprise Sécurité Sirois.

«Est-ce qu’ils vont faire venir des agents d’ailleurs ? Nous travaillons avec eux [les Commissionnaires] à l’occasion. Dans le domaine, nous n’avons plus le choix de nous dépanner. Nous pouvons déployer le plus grand nombre d’agents à Québec, mais on n’a eu aucun appel encore de leur part», ajoute M. Sirois.

L’entrepreneur qualifie de «critique» la pénurie de main-d’œuvre dans son industrie. «J’ai fait un événement l’année dernière qui m’a coûté 75 000 $ de mes poches en temps supplémentaire, même si j’avais fait appel à cinq sous-traitants. Ce qu’on vit, c’est une catastrophe.»

M. Sirois pointe du doigt la formation pour l’obtention d’un permis d’agent. Le coût de 700 à 800 $ éliminerait d’emblée les étudiants.

À Québec

Pour le moment, l’approche de l’événement n’a pas créé de ruée à Québec

«On est en attente avec quelques organismes publics, mais sinon, nous n’avons pas eu de demandes ici en prévision du G7. Mais s’il arrive autre chose de majeur à Québec en plus de cet événement, il va y avoir des problèmes quelque part», estime-t-il.

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