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7 bonnes raisons d’aller à Dunkerque, en France

Catherine Lefebvre

 - Agence QMI

VOY-7-RAISONS-DUNKERQUE

CATHERINE LEFEBVRE / AGENCE QMI

Dunkerque a marqué l’histoire française à plusieurs reprises, mais peu d’entre nous connaissent l’opération Dynamo, au cœur du dernier film de Christopher Nolan, «Dunkerque». La ville toute au nord de la région des Hauts-de-France a de quoi retenir l’attention des cinéphiles et des adeptes d’histoire. Voici sept façons de la découvrir.

1. Sur les traces du film

Depuis que le film de Nolan est sorti en salle l’été dernier, bon nombre de cinéphiles visitent Dunkerque. Il est fascinant de voir comment le cinéaste a recréé ce moment historique au cours duquel près de 400 000 soldats étaient cernés par l’armée allemande en mai 1940. En marchant sur la plage de Malo-les-Bains, on se rappelle très bien la scène au début du film dans laquelle ce soldat anglais court vers la plage pour se rendre compte qu’il n’est pas du tout seul à vouloir s’enfuir des soldats allemands.

2. L’envers du décor

À côté du Fonds régional d’art contemporain (FRAC), il y a désormais un hangar dédié à l’envers du décor du film «Dukerque» («Dunkirk», en anglais). Parmi les pièces récupérées du tournage, il y a notamment la reproduction du navire-hôpital norvégien, «Rogaland». Il y a également

les soldats de carton qui ont manifestement aidé la production à créer ce trompe-l’œil donnant l’impression qu’il y avait bel et bien 400 000 hommes sur les plages de Dunkerque. Et en plus, l’exposition est gratuite!

3. Histoires portuaires

Situé dans une ancienne usine de tabac, le Musée portuaire de Dunkerque est certainement la meilleure façon de comprendre toute l’histoire de la ville, et ce, bien au-delà de l’opération Dynamo. En plus des expositions permanentes et temporaires à l’intérieur du musée, il est possible de visiter le phare du Risban, ainsi que trois bateaux: le trois-mâts «Duchesse Anne», le bateau-feu «Sandettié» et la péniche «Guilde».

4. Bistronomie à bord du «Princess Elizabeth»

Le bateau «Princess Elizabeth» fait partie des «Little Ships» ayant sauvé petit à petit les 338 226 soldats de la bataille de Dunkerque. À lui seul, il en a sauvé 1673. À la base, c’était un cadeau du roi Georges V à la naissance de sa petite fille, la princesse Elizabeth, aujourd’hui reine d’Angleterre. Après avoir joué plusieurs rôles, cela faisait près de 20 ans que le bateau était accosté à Dunkerque. Mais c’est seulement depuis juillet dernier qu’il a été converti en restaurant et salon de thé, grâce au trio formé de Raphaël Hertault, Jeremy Darve et Jérôme Degrave. On sent tout juste assez l’ambiance des années 1940, notamment par son menu thématique de l’époque, sans toutefois être complètement figé dans le temps.

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CATHERINE LEFEBVRE / AGENCE QMI

 

5. Le carnaval

Contrairement aux carnavals de partout dans le monde, le carnaval de Dunkerque s’étend de l’Épiphanie jusqu’à Pâques. Toutes les fins de semaine, il y a donc des bals dans les diverses municipalités environnantes et des fanfares (dites «bandes») qui circulent dans les rues pour entonner les chansons bien grivoises du carnaval. Le clou du spectacle a toutefois lieu pendant «les trois joyeuses», les trois jours habituels du carnaval, qui se terminent le Mardi gras. Tout le monde est déguisé, dont la plupart des hommes en femmes, pendant toute la fin de semaine.

6. Le jet de hareng

Au-delà des bals et des fanfares, le moment le plus insolite du carnaval de Dunkerque est certainement le jet de harengs à la mairie. Étant donné que le carnaval est aussi une façon de célébrer le départ des marins en mer pendant plusieurs mois, le lancer de harengs du maire est une façon de rappeler le lien étroit des Dunkerquois avec la pêche. Et donc, le dimanche à 17 h, toute la foule carnavalesque se retrouve en face de la mairie et scande : «Libérez les harengs!» Lorsque le maire sort sur le balcon, c’est pas moins de 3500 harengs fumés (emballés!), dits bouffis, qui sont lancés aux «carnavaleux».

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CATHERINE LEFEBVRE / AGENCE QMI

 

7. Les spécialités locales

Au-delà des nombreuses interprétations de hareng, les spécialités culinaires du nord de la France sont particulièrement costaudes, en commençant par le welsh, d’origine galloise, quoique bien présent sur la Côte d’Opale. Il s’agit d’un plat de cheddar fondu dans de la bière versé sur une tranche de pain grillé sur laquelle est déposée une tranche de jambon et un œuf au plat par-dessus tout. Il y a aussi le potjevleesch, d’origine flamande, qui signifie «petit pot de viande», servi en gelée. Il y a évidemment plusieurs fromages locaux, comme le maroilles, créé au 10e siècle par un moine de l’Abbaye de Maroilles et une appellation d’origine protégée depuis 1976.

(Ce voyage a été rendu possible grâce à l’Office de tourisme de Dunkerque, Air Canada et Rail Europe.)

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