/news/politics

Gaz à effet de serre: Québec croit encore atteindre sa cible en 2020

Le gouvernement Couillard a «bon espoir» d’atteindre sa cible de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020, établie à 20% par rapport au niveau de 1990.

En prenant en compte l’inventaire québécois 2015, Québec dit avoir déjà réduit de 9% son émission globale en GES, ce qui signifie qu’il est «pratiquement à mi-chemin» de son objectif.

La ministre québécoise de l’Environnement, Isabelle Melançon, a indiqué par communiqué que la priorité sera accordée au secteur des transports, responsable à lui seul de quelque 42 % des émissions de GES.

Québec compte d’ailleurs y investir plus des deux tiers des revenus tirés du marché du carbone, mettre de l’avant sa stratégie de transport électrique et procéder au lancement de sa nouvelle politique de mobilité durable.

«Ce bilan de mi-parcours confirme la pertinence de nos actions, mais aussi la nécessité d’intensifier nos efforts de manière à ce que nos réalisations soient non seulement à la hauteur des défis que posent les changements climatiques, mais à la hauteur de nos capacités et de nos ambitions», a indiqué la ministre Melançon.

Un bilan «désastreux», dit l’opposition

Le Parti québécois (PQ) a pour sa part qualifié de «désastreux» le bilan de mi-parcours du gouvernement Couillard, notamment parce que «les milliards investis ont eu un impact globalement non significatif sur la réduction des GES».

«C’est comme pour le REM [Réseau express métropolitain]: des milliards de dollars, mais peu d’impact sur la décongestion et la baisse des émissions de GES», a expliqué le porte-parole en environnement au PQ, Sylvain Gaudreault.

Il demande d’ailleurs à la ministre Melançon de lancer une deuxième phase du plan d’action sur les changements climatiques, sans quoi il craint que les objectifs ne soient pas atteints.