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La gardienne d'Hochelaga plaide coupable

La mère d’une fillette abandonnée par sa gardienne durant un incendie dans le quartier Hochelaga, à Montréal, se sent soulagée que cette dernière ait plaidé coupable et se soit excusée.

«Je suis fière qu’elle prenne ses responsabilités et qu’elle nous évite un procès. Je lui en veux encore énormément, mais je la crois quand elle dit qu’elle regrette», a affirmé au «Journal de Montréal» la mère de la fillette.

C’est qu’en août dernier, la petite âgée d’un an a failli mourir à cause de la négligence de sa gardienne. Josée Milot, une ancienne toxicomane, gardait la petite. Sauf que la femme de 50 ans avait consommé du crack cette journée-là.

Pendant qu’elle cuisinait dans l’appartement de la petite, un feu s’est déclaré sur un rond de poêle. Elle a tenté de l’éteindre avec des amas de vêtements, mais sans succès.

La femme est alors descendue dans son logement pendant que le feu se propageait. Des policiers non loin de là sont rapidement intervenus et, malgré toute la fumée, ils ont réussi à extirper l’enfant des flammes. L’un d’eux a subi des blessures pendant le sauvetage et ils ont tous dû être hospitalisés.

«Ils ont mis leur vie en danger et nous tenons à les remercier», a fait savoir l’avocat de Milot, Antonio Cabral.

Regrets

Milot devait subir son procès toute la semaine mais, à la place, elle a plaidé coupable d’abandon d’enfant et de négligence causant un incendie et des lésions, lundi, au palais de justice de Montréal.

«Je regrette tout ce qui est arrivé... J’aime beaucoup l’enfant, c’est mon arc-en-ciel. S’il lui était arrivé quelque chose, je serais morte», a-t-elle sangloté dans le box des accusés.

La mère de la fillette, même si elle ne «pardonnerait probablement jamais» à Milot, a reconnu qu’elle la croyait quand même.

Si Milot avait de graves problèmes de drogue, il semble que le tout soit maintenant réglé. «À l’époque, madame Milot était dans un creux. Ce n’est pas la même femme aujourd’hui», a reconnu la procureure Roxane Laporte.

Thérapie

C’est entre autres pour cette raison que les parties se sont entendues sur une peine de 10 mois et demi de prison. En calculant la détention préventive, Mme Milot est maintenant libre, mais de sa propre initiative, elle ira suivre une thérapie de six mois. Par la suite, elle sera soumise à une probation, pendant laquelle elle ne pourra pas être la seule responsable d’un enfant.

«Vous ne me reverrez plus», a assuré l’accusée à la toute fin de l’audience.

La mère de l’enfant, de son côté, est rassurée de savoir que la petite n’a pas de séquelles physiques, malgré l’insécurité liée au triste événement.

«Elle demeure mon bébé souriant», a-t-elle ajouté.

- avec la collaboration de Frédérique Giguère

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