/news/tele

Yama et Kelly livrent la prestation la plus émouvante de l'histoire de «La Voix»

Samuel Pradier

 - Agence QMI

COURTOISIE OSA IMAGES ET TVA

La rencontre des voix de Yama Laurent et de Kelly Bado, sur la chanson «Let It Be» des Beatles, a fait exploser les glandes lacrymales des coachs et du public de «La Voix», dimanche soir. Les deux filles n’en revenaient pas de l’émotion qu’elles ont su créer avec cette chanson.

Avant même d’être mises en duel ensemble pour l’équipe de Garou, Yama Laurent et Kelly Bado s’étaient déjà liées d’amitié. «Quand je suis arrivée pour la première fois dans le local de l’équipe de Garou, on a tout de suite commencé à se parler, a raconté Kelly. Elle m’a parlé de son pays et moi du mien. Il y a eu une certaine connexion entre nous.»

La chanteuse de Winnipeg n’avait pas encore entendu la voix de son amie. «Yama m’avait dit qu’elle avait dit: «On m’appelle la voix d’homme». J’ai compris à la répétition. Elle a vraiment une voix incroyable qui me fait beaucoup penser à Nina Simone, que j’adore et que j’écoute souvent.»

Durant les répétitions, les deux femmes ont appris à travailler ensemble et à se livrer. Yama semble avoir eu un peu plus de mal. «Je n’arrive vraiment pas à garder les yeux ouverts quand je chante. J’ai essayé à plusieurs reprises, mais c’est comme si je n’arrivais pas à me connecter, comme si je perdais tout mon bagage sensoriel.»

De plus, la chanteuse d’origine haïtienne a été surprise par la réaction de Nanette Workman. «Durant les répétitions, chaque fois qu’elle nous entendait chanter, elle pleurait beaucoup. Au début, je me demandais si je faisais quelque chose de mal. Mais c’était extraordinaire de travailler avec Garou et Nanette, je n’en reviens toujours pas.»

Une émotion brute

Sur la grande scène de «La Voix», Yama Laurent et Kelly Bado ont livré une prestation extraordinaire remplie d’une charge émotionnelle exceptionnelle.

«Je ne veux pas forcément voir les gens pleurer, parce que je ne peux pas comprendre l’effet que fait ma voix sur les autres, a expliqué Yama. Mais je me suis dit que s’ils avaient pleuré, c’est parce qu’ils étaient contents de ce qu’ils avaient entendu. Durant la chanson, j’ai essayé de faire une connexion avec celle que j’étais, il y a 25 ans, qui est finalement arrivée à devenir celle que je suis maintenant.»

Sachant qu’il fallait inévitablement que Garou en choisisse une des deux, Kelly n’était pas forcément déçue qu’il poursuive avec Yama. «J’ai toujours été une fan de Garou. Je l’écoutais lorsque j’étais jeune en Côte d’Ivoire. J’aurais aimé continuer avec lui, mais je suis très contente d’avoir été volée par Lara Fabian, parce que je suis aussi une grande fan. J’ai eu la possibilité d’apprendre de Garou et je vais pouvoir apprendre de Lara, je suis gagnante.»

Redgee, 21 ans, Montréal

«Dusk Till Dawn», la chanson sur laquelle il a été mis en duel face à Chloé Doyon, a donné des sueurs froides à Redgee.

«J’ai eu un peu de mal à entrer dans la chanson. Lara l’a remarqué tout de suite et elle m’a demandé de chercher un ancrage émotionnel en allant puiser cette émotion au fond de moi.»

D’ailleurs, il ne tarit pas d’éloges sur sa coach et son mentor. «Lara et Laurence sont très poétiques, ça rend les conversations beaucoup plus intéressantes. Ce qu’elles disent ensuite est très précis, très clair et c’est différent pour chaque personne. Elles comprennent que chacun a un univers différent et va donc interpréter la chanson d’une manière différente. Ce qui était important pour moi, c’est d’avoir des coachs qui vont m’aider dans la technique vocale.»

Redgee a confié que sa mère l’avait aidé pour ce duel. «Quand Lara m’a demandé de trouver un point d’ancrage, j’ai porté mon regard vers ma mère. À un moment de la prestation, j’ai oublié les coachs et le duel, je regardais ma mère et je n’arrivais plus à décoller mes yeux d’elle. Je savais que tant qu’elle serait là avec moi, je pourrais dépasser toutes les épreuves.»

Cherry Lena, 22 ans, Montréal

Mise en duel face à Karelle Girard-Huneault, Cherry Lena avoue avoir eu un moment de panique en découvrant le titre de la chanson «Debout» qu’elle allait devoir interpréter, elle qui a plutôt l’habitude de s’exprimer en anglais.

«Je ne connaissais pas ce titre d’Ariane Moffatt. Mais le travail en répétition m’a permis de me sentir à l’aise. Alex et Yann ont vraiment le don de nous rassurer et de nous mettre en confiance durant les répétitions. J’ai pu m’amuser et apprécier le moment, sans avoir de pression. J’avais aussi une belle complicité avec Karelle.»

La mannequin longiligne a déjà l’impression d’avoir beaucoup appris dans sa manière de chanter grâce aux conseils pertinents de son coach et de son mentor. «Ma prononciation au départ n’était pas complètement naturelle. Souvent, quand tu chantes en anglais, c’est un peu maniéré. Alors qu’en français tu ne peux pas te le permettre. Il ne faut pas non plus s’éloigner du texte. Mon défi n’était pas dans la technique vocale, mais plutôt dans la manière de me rapprocher du texte et de la vérité du propos.»

Alex l’a finalement choisie pour «sa drive et sa proposition plus large», un choix qui a donné un regain de confiance à Cherry Lena.

Jonathan Freeman, 24 ans, Sept-Îles

Jonathan Freeman et Jérôme Casabon se connaissaient depuis longtemps avant d’être mis en duel par le coach Éric Lapointe sur la chanson «Mad World».

«C’était étrange pour moi d’être face à lui, c’est un ami. On a beaucoup travaillé ensemble, il est venu répéter chez moi. Je l’ai aidé, notamment parce que Jérôme chante beaucoup plus en français qu’en anglais.»

Éric a essayé de pousser son poulain à prendre toute la place qui lui revenait dans l’aventure. «Moi, je vois tout le monde égal. Je suis toujours la personne qui va prendre son trou et qui va essayer de mettre les autres en avant. Je ne voulais pas prendre trop de place.»

Jonathan avoue souffrir d’un manque de confiance. «Le studio Piccolo, où se déroulent les répétitions, m’intimide. Je suis juste le gars de Sept-Îles qui débarque et je me sens petit chaque fois quand je rentre dans ce studio.»

Pour cette voix unique et jamais entendue nulle part, Éric Lapointe a choisi de garder Jonathan dans son équipe. «Je suis un personnage difficile à saisir dans la vie. On dirait que rien ne m’atteint vraiment. Le fait d’être encore choisi par Éric, je n’en ai pas pris conscience tout de suite. Il y avait tellement de choses à gérer sur le moment. Je réalise quand même que la scène est peut-être réellement ma place.»

ILS POURSUIVENT L’AVENTURE

Équipe Garou

- Sami Chaouki, 20 ans, Montréal

- Yama Laurent, 27 ans, Montréal

- Kelly Bado, 32 ans, Winnipeg (MA) - VOLÉE

Équipe Lara Fabian

- Félix Lemelin, 20 ans, Québec

- Josh Adams, 23 ans, Sainte-Anne-de-Bellevue - VOLÉ

- Redgee, 21 ans, Montréal

- Chloé Doyon, 25 ans, Saint-Georges - VOLÉE

 

Équipe Éric Lapointe

- Jonathan Freeman, 24 ans, Sept-Îles

- Cherylyn Toca, 27 ans, Montréal

Équipe Alex Nevsky

- Mario Cyr, 20 ans, Laval

- Cherry Lena, 22 ans, Montréal

Dans la même catégorie