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Des restos St-Hubert... aux résidences pour aînés

Pierre-Olivier Zappa | TVA Nouvelles

L’ancien propriétaire des rôtisseries St-Hubert, Jean-Pierre Léger, s’apprête à mettre en chantier son nouveau projet, une résidence pour aînés aux Îles-de-la-Madeleine. «Notre modèle sera un exemple au Québec», annonce-t-il dans une entrevue exclusive accordée à l’émission «Les décideurs» sur LCN.

L’organisme sans but lucratif dont il est membre veut lancer un complexe centralisant plusieurs services. «Un étage CHSLD, un étage ressource intermédiaire, et deux étages pour des appartements, précise M. Léger, à propos de ce projet de 68 millions de dollars. Tout le financement est en place, à l’exception d’une subvention nécessaire du gouvernement du Québec.»

 

M. Léger se dit préoccupé par le sort réservé aux aînés qui habitent les régions éloignées du Québec, souvent privées d’hébergement adapté. «Ce qui s’est passé à L’Isle-Verte, on ne veut pas que ça se reproduise», laisse tomber celui qui a dirigé le Groupe St-Hubert pendant une vingtaine d’années.

La première pelletée de terre est prévue d’ici trois mois et le projet pourrait faire des petits ailleurs au Québec. M. Léger y ajoutera d’ailleurs une touche bien personnelle. «Dans cette résidence, je vais acheter un four St-Hubert. Nous allons servir, une fois ou deux par semaine, du bon poulet rôti avec des frites et de la sauce!»

Attaché à St-Hubert

Deux ans après avoir vendu le Groupe Saint-Hubert au géant ontarien Cara, M. Léger réitère qu’il s’agissait de la meilleure décision d’affaires. «La dernière année a été une année record, au point de vue ventes et profitabilité. Mon plus beau legs, c’est que ça va encore mieux que lorsque j’y étais», souligne-t-il.

Il avoue n’avoir obtenu aucune garantie du nouvel acheteur sur les emplois ou le siège social. «J’ai fait confiance». Pendant cinq ans, il raconte avoir étudié le comportement de Cara avec les autres restaurants qu’elle a achetés, avant de céder les rênes.

Il se félicite d’avoir pris une meilleure décision que la chaîne Tim Hortons, vendue en 2014 à Restaurant Brands. «Ce sont des capitalistes sauvages. La moitié du siège social a été remercié, ils ont coupé dans la qualité et les ventes ont baissé pour la première fois depuis longtemps.»

Défis majeurs

Aujourd’hui conseiller auprès du Groupe St-Hubert, M. Léger continue d’analyser les défis du monde de la restauration. Si la pénurie de main-d’œuvre donne du fil à retordre, la génération des milléniaux pose de nouvelles exigences. Il compare la préparation d’un horaire à un sport olympique.

«La qualité de vie est très importante, explique-t-il pour décrire la jeune génération de travailleurs. Il faut désormais composer avec leurs demandes. La gestion est très différente.»

L’entrevue intégrale sera diffusée sur LCN dans le cadre de la série «Les décideurs», samedi, dimanche et lundi, à 14h30 et à 18h30.

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