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Les porte-paroles de la communauté musulmane de Québec soulagés

Taïeb Moalla | Agence QMI

Soulagés par le plaidoyer de culpabilité d’Alexandre Bissonnette, les deux principaux porte-parole de la communauté musulmane avouent tout de même «rester sur (leur) faim». Il est trop tôt pour pardonner au tireur, ont-ils dit en chœur.

«C’est un soulagement. On a évité un long processus judiciaire avec la déclaration de culpabilité. Ça permet de soulager toute la communauté et surtout les familles des victimes», a réagi Mohamed Labidi, ancien président et administrateur du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), mercredi midi, en mêlée de presse.

Même si «le mal est fait», Boufeldja Benabdallah, président du CCIQ, s’est également réjoui du fait «qu’au lieu que ça dure des mois et des mois, il va y avoir des sentences qui vont se faire très vite. On remercie la justice d’avoir accéléré le processus tout en respectant les règles et les lois».

 

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Interrogé à savoir s’il acceptait la demande de pardon de Bissonnette, M. Benabdallah a répondu que «la demande de pardon, ce n’est pas quelque chose de facile. Ça ne se fait pas comme ça du jour au lendemain (...) Laissez les gens d’abord passer ce deuil et réfléchir. C’est à eux de décider s’il y a pardon ou qu’il n’y en a pas».

«Sur notre faim»

Mohamed Labidi a par ailleurs convenu que les motivations du tireur pourraient n’être jamais connues à cause justement de l’absence de procès. «On est restés sur notre faim avec la déclaration de Bissonnette. Ça a été très court et il n’y a pas de réponses à toute l’ampleur de la tragédie qui a été commise, a-t-il fait savoir. On aurait aimé avoir plus d’élaboration là dessus.»

Selon M. Benabdallah, les familles des victimes «sont encore très affectées et sous le choc. Beaucoup pleuraient. Les choses ne sont pas terminées pour elles. Il faut que la sentence sorte avant qu’il y ait un ouf et qu’on ait une partie de la sérénité (...) Elles (les familles) ne sont pas parties très gaies. Elles sont parties encore affectées».

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