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La mairesse de Longueuil appréhende une hausse de taxe

Pascal Dugas Bourdon

 - Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

La mairesse de Longueuil Sylvie Parent craint que la réorganisation des lignes d’autobus vers le futur Réseau express métropolitain (REM) entraîne une hausse de l'avis d'imposition des citoyens.

«Je ne suis pas capable aujourd’hui de me dire rassurée quant au fardeau fiscal qui pourrait être imputé à mes citoyens, parce qu’on n’est pas capable de me chiffrer tout ça [à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM)]», a-t-elle déploré, mercredi, en entrevue à l’Agence QMI.

En vertu d’une entente entérinée par l’ARTM, à laquelle Longueuil s’est opposée, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) devra rabattre plusieurs de ses trajets d’autobus au REM, plutôt qu’à son unique station de métro comme c’est le cas présentement.

«S’il faut que je déploie des autobus vers le REM, qui n’existaient pas avant, forcément que je devrai augmenter mon budget en chauffeurs, en autobus et en garage», a dit Mme Parent, qui craint pour la qualité de la desserte du reste de son territoire.

«On a l’impression, parfois, que l’ARTM nous dit une chose, mais après avoir posé deux ou trois questions, ça évolue dans une autre direction», a-t-elle ajouté.

Même si elle reste convaincue que le REM est un projet «formidable» pour le Grand Montréal, elle critique la vitesse à laquelle le projet avance.

«On doit se dépêcher, il y a des échéanciers qui sont toujours très courts: ça ne peut pas fonctionner comme ça», déplore-t-elle.

130 trajets d’autobus touchés?

CDPQ-Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable du projet du REM, n’a pas l’intention de compenser les sociétés de transport pour le rabattement des lignes.

C’est ce qu’indique le président de CDPQ Infra, Macky Tall, dans une correspondance d’octobre 2016 dont l’Agence QMI a obtenu copie.

Par ailleurs, près de 130 trajets d’autobus pourraient être modifiés ou supprimés par l’arrivée du REM, révèle un document de travail utilisé pour estimer le dimensionnement des sites qui accueilleront les autobus près des gares.

Selon cette estimation provisoire, la Société de transport de Montréal verrait 54 de ses trajets être impactés, et le RTL, 30.

L’ARTM a précisé dans un courriel qu’un exercice plus précis devra être réalisé avec ses partenaires avant d’identifier les circuits qui devront effectivement être réaménagés.

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