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Lacunes dans la gestion de l’organisme

Montréal cesse de financer son Technoparc

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

Journal de Montréal

Après avoir constaté un manque d’autonomie financière et de transparence dans ses transactions immobilières, Montréal a décidé de cesser de financer le Technoparc à la lumière d’un rapport du contrôleur général.

Le rapport, déposé le 18 janvier, fait état de plusieurs lacunes dans la gestion de l’organisme sans but lucratif, situé dans l’arrondissement de Saint-Laurent.

Selon la mairesse Valérie Plante, des transactions immobilières ont été conclues sans obligation de construction, ce qui est contraire aux bonnes pratiques.

Aussi, malgré la contribution de la Ville, qui représentait en moyenne 93 % des revenus de l’organisme entre 2012 et 2016, le Technoparc n’était toujours pas financièrement autonome.

Après le 31 décembre, le parc de recherche ne recevra plus son financement annuel de 2,6 millions $ et sera rapatrié au service de développement économique de la Ville de Montréal.

Un comité, dirigé par le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Michel Leblanc, s’assurera de bien faire la transition.

«On veut un nouveau modèle avec transparent, efficace et responsable», a expliqué la mairesse Valérie Plante mercredi en point de presse. Elle croit que la mission du parc de recherche scientifique est imprécise et doit être revue.

Le Technoparc a le mandat d’attirer des entreprises technologiques et des centres de recherche sur son territoire en leur offrant des terrains ou des bâtiments en location.

L’opposition en colère

L’opposition officielle a accusé l’administration de faire preuve d’improvisation dans ce dossier et de prendre une décision précipitée.

«Dans le rapport du contrôleur, ce sont des questionnements qui ont été faits pendant notre ancienne administration dans un contexte de vérification interne et de processus d’amélioration en continu», a soutenu le chef par intérim Lionel Perez. Le rapport du contrôleur général se voulait un suivi du rapport du vérificateur général publié en 2015.

Lionel Perez craint que cette décision inquiète inutilement le milieu des affaires et les futurs investisseurs.

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