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Des robots pour contrer la pénurie de main-d’œuvre

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Devant le manque de main-d’œuvre, le gouvernement Couillard investira 75 millions $ sur cinq ans pour accélérer la robotisation des procédés en transformation alimentaire.

«C’est l'un des plus grands défis du secteur de la transformation, l’enjeu de la main-d’œuvre. C’est une rareté qui est généralisée pour le Québec et, surtout, pour la région de Québec», a indiqué le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, lors d’une conférence de presse chez Pâtisserie Michaud.

«C’est un secteur qui a ses défis en matière de main-d’œuvre, et la croissance est au rendez-vous», a-t-il ajouté, pour expliquer la décision de son gouvernement d’investir dans ce secteur.

L’aide financière sera déclinée en deux volets, le premier permettant la planification des besoins, le second concrétisant l’automatisation et la robotisation des procédés. Des sommes seront également prévues pour l’implantation de systèmes de contrôle de qualité ou de certification biologique.

Quelque 2400 établissements du Québec pourraient profiter de cette aide financière, qui s’élèvera au maximum à 375 000 $ pour chacun d'entre eux.

Robots à la rescousse

Alors que certains prédisaient que l’arrivée de robots dans les usines allait provoquer des pertes d’emplois, c’est plutôt l’inverse qui se passe, estime la propriétaire de Pâtisserie Michaud, Sophie Alain.

«Non, ce n’est pas ça du tout qui se passe, parce qu’on a quand même besoin de gens. On est en pénurie d’emplois», a expliqué Mme Alain.

La robotisation va même permettre à l’entreprise de Val-Bélair, à Québec, de «gérer la croissance» et de passer à la prochaine étape.

Une opinion partagée par le responsable du développement des affaires dans l’entreprise, Philippe Canac-Marquis, qui croit que les humains restent toutefois indispensables.

«La robotisation, c’est sûr que ça aide, mais dans une entreprise comme la nôtre, on ne pourrait pas avoir 100 % de notre usine robotisée et garder la même qualité et le même goût des produits», a indiqué M. Canac-Marquis.

«On a besoin que les gens se mettent les mains dans la pâte et c’est ça qui a fait la renommée de nos produits», a-t-il ajouté.