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Un traitement «épouvantable» selon l’opposition

Christopher Nardi | Agence QMI

TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI

Les partis de l’opposition fédéraux s’insurgent du traitement «épouvantable» par le gouvernement d’une famille de demandeurs d’asile qui attend depuis près de neuf ans de savoir si elle pourra rester au Canada.

«C’est absolument épouvantable comme situation. Ce n’est pas une façon de traiter des humains et de reconnaître leur dignité, lance d’un ton indigné Hélène Laverdière, porte-parole néo-démocrate en matière d’affaires étrangères. Lorsque les gens arrivent ici en demandant l’asile, il faut les traiter adéquatement en ne les obligeant pas à attendre neuf ans avant qu’on statue sur leur sort.»

Elle réagissait au reportage du «Journal de Montréal» publié mercredi sur une famille de cinq demandeurs d’asile menacés d’expulsion du Canada à tout moment à cause d’un enfer bureaucratique. Ils n’ont aussi pas accès à de nombreux services publics.

«Drame humain»

Ayant fui leur pays d’origine en 2009, cette famille établie au Québec n’a toujours pas eu d’audience complète devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) à cause de nombreux problèmes techniques du côté du gouvernement.

Pourtant, la norme du gouvernement établie en 2012 est d’avoir une audience dans les 60 jours suivant la demande d’asile.

«La situation de cette famille montre bien le drame humain qui peut être causé par une mauvaise gestion des demandeurs d’asile. Il faut absolument que le gouvernement prenne des positions fortes pour éviter des situations comme celle-ci», critique pour sa part Pierre Paul-Hus, porte-parole conservateur en matière de justice.

Plus de ressources

Selon les partis de l’opposition, les situations comme celle-ci seraient réglées plus rapidement si le gouvernement investissait plus de ressources dans la CISR pour compenser l’augmentation du nombre de migrants qui arrivent à la frontière canadienne depuis quelques années.

Pour sa part, le cabinet du ministre de l’Immigration Ahmed Hussen assure être conscient des problèmes entourant le manque de ressources à la CISR.

«Nous reconnaissons qu’un processus de traitement de demande d’asile rapide, équitable et rigoureux est nécessaire pour un système d’immigration efficace», indique le porte-parole Mathieu Genest, en ajoutant que le gouvernement a promis 74 millions $ dans son prochain budget pour accélérer le traitement des demandes d’asile.

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