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«Une question trop hypothétique», selon le SPVM

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’est pas prêt à prendre position sur l’intégration de signes religieux à l’uniforme de ses agents puisqu’il s’agit d’une question encore «trop hypothétique».

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Le porte-parole Ian Lafrenière a indiqué jeudi que le SPVM n’avait eu aucune demande de ses employés ou de futurs policiers pour porter le turban ou le hijab.

«Nos policiers recruteurs, ceux qui sont sur le terrain, ne nous ont jamais amené cette demande-là», a-t-il affirmé.

Le SPVM assure tout de même avoir entamé une réflexion sur le port de signes religieux.

«Bien sûr, on regarde ailleurs pour voir ce que d’autres services de police font», a dit Ian Lafrenière.

Les corps policiers de Calgary, Toronto et d'Edmonton autorisent par exemple le port du hijab et du turban, tout comme la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

«On a des réflexions sur beaucoup de choses, mais ça ne veut pas dire qu’à chaque fois on change nos façons de faire non plus», a-t-il ajouté, précisant être bien conscient des différents changements dans la société.

Il rappelle que les autres villes canadiennes n’ont pas les mêmes critères de recrutement que la métropole québécoise.

«Quand on se compare avec Toronto, Calgary et Edmonton, ils ont un bassin de recrutement qui est beaucoup plus large que le nôtre. Ici, en partant, les gens doivent parler français, alors il y a des gens qui vont être moins portés à travailler à Montréal, qui vont peut-être aller travailler ailleurs», a-t-il soutenu.

Le débat sur la question des accessoires religieux a été relancé plus tôt cette semaine après que la mairesse de Montréal Valérie Plante eut indiqué être «ouverte» à l'idée de les intégrer à l’uniforme des policiers du SPVM.

Elle réagissait à la sortie du conseiller de ville Marvin Rotrand, qui demande au service de police de permettre aux femmes musulmanes policières de porter le hijab, et aux policiers sikhs de revêtir le turban lorsqu’ils sont en fonction.

La sécurité en premier

Il n’y a pour l’instant pas de politique claire au SPVM concernant le port de signes religieux, selon Ian Lafrenière. Les policiers doivent porter l’uniforme qu’on leur fournit.

L’enjeu de la santé et de la sécurité au travail est prioritaire pour ce genre de questionnement, a affirmé le porte-parole.

«Si vous êtes une policière et que vous avez les cheveux longs, on vous demande de les attacher. Pas parce que c’est plus "cute", mais c’est parce que c’est moins dangereux. Même chose pour le hijab, il faut voir si c’est sécuritaire pour la policière», a-t-il expliqué.

Ce dernier reconnaît qu’il existe des accessoires religieux qui ont été testés et approuvés par les corps policiers.

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