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Vente controversée d’un Chagall pour sauver une œuvre mystérieuse

TVA Nouvelles

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a décidé de vendre aux enchères un tableau du peintre Marc Chagall pour protéger une œuvre «plus importante pour le patrimoine canadien», mais que l’institution ne peut dévoiler pour le moment.

L’œuvre mystérieuse convoitée par le MBAC, dont le propriétaire actuel a demandé à garder l’anonymat, quittera le Canada si le musée ne l’achète pas.

«C’était très important pour nous d’avoir les ressources pour sauver un trésor national qui va sûrement quitter le Canada», a expliqué le directeur général du Musée des beaux-arts du Canada, Marc Mayer, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«Je suis persuadé que cette décision est la bonne. L’importance de l’œuvre qui risque de fort rapidement de quitter le pays est plus grande que celle que nous sacrifions», a-t-il ajouté.

La toile «La tour Eiffel», peinte en 1929 et achetée par le MBAC en 1956, va être mise aux enchères à New York par Christie's le 15 mai prochain.

«La tour Eiffel», réalisée pendant la période la plus heureuse du peintre, représente une ode à sa femme Bella et à la ville où leur amour a grandi, selon le site de Christie’s.

Selon les experts, l’œuvre de Chagall pourrait rapporter entre 8 et 11 millions de dollars, si ce n’est plus, au musée canadien. L'institution dispose d’un budget annuel de 8 millions de dollars pour ses acquisitions. «On l’espère parce que ça pourra nous aider dans l’acquisition de nouveaux trésors nationaux», a précisé M. Mayer.

Le Musée des beaux-arts du Canada devrait révéler cet été la nature de l’œuvre dont il tenait à faire l’acquisition en échange du Chagall, dont la valeur patrimoniale était considérée moins grande que celle de ce «trésor national mystérieux».