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Louise Lecavalier partage sa passion du Japon

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

ART-FESTIVAL-TRANSAMERIQUE

PHOTO COURTOISIE/URSULA KAUFMANN

Figure iconique de la danse moderne canadienne, Louise Lecavalier doit à ses enfants d’avoir découvert le plaisir de voir des films plusieurs fois! À l’heure où un documentaire vient de lui être consacré, elle partage sa passion du septième art...

Louise, quel est votre premier souvenir d’une salle de cinéma?

Une salle de quartier à Laval, un samedi après-midi sûrement, plein d’enfants, d’ados... j’ai oublié quel était le film... mais je me souviens d’un jeune garçon derrière moi qui m’a collé une grosse gomme rose dans les cheveux!

Votre premier film marquant?

«L’homme qui rétrécit», un film américain de Jack Arnold. J’étais assez jeune quand je l’ai vu et j’en ai longtemps fait des cauchemars! Ça m’a laissé une peur des araignées pendant des années! C’est l’histoire d’un homme qui rapetisse après le passage de son bateau dans un nuage radioactif. [...] La fin est intéressante et laisse une ouverture vers l’infini.

Et plus récemment?

Depuis 15 ans, la grande révélation a été les films d’animation du japonais Hayao Miyazaki, découverts grâce à mes enfants. Je les ai tous aimés et je n’arrive pas à dire lequel je préfère! «La princesse Mononoke», «Le voyage de Chihiro», «Mon ami Totoro»... Il y a aussi «La prophétie des grenouilles» de Jacques-Rémy Girerd ainsi qu’«Une vie de chat» d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli. Mes films préférés des dernières années (pas récents) sont «Man on Wire» avec le funambule Philippe Petit, «Walk the Line» avec Joaquim Phoenix et Reese Witherspoon, et des films de Marilyn Monroe que je revois régulièrement, juste pour la voir elle.

Qui a été votre premier «kick» au grand écran?

Plus jeune, Clint Eastwood, puis plus tard Willem Dafoe et Daniel Day-Lewis, encore aujourd’hui ces deux derniers.

Y a-t-il une trame sonore qui a bercé votre adolescence?

Les musiques des films de Sergio Leone, d’Ennio Morricone. Je ne dirais pas bercée... mais qui m’a donné un sentiment d’inconnu et de mystère.

Le film que vous voulez montrer à vos enfants?

Des Kurosawa, des Fellini («Les clowns», «Amarcord» et d’autres), «The Dolls» du Japonais Takeshi Kitano. J’aime beaucoup le bunraku, je suis particulièrement touchée par l’art japonais, le théâtre no et le kabuki. Il y a aussi des films de John Cassavetes et tellement d’autres œuvres... «La leçon de piano» de Jane Campion et «Orlando» de Sally Potter.

L’univers de film dans lequel vous aimeriez vivre?

Dans l’univers d’«Orlando» de Sally Potter, l’adaptation du roman de Virginia Wolf, parce qu’il recoupe beaucoup d’époques différentes. Être un homme puis une femme et vivre éternellement dans la peau d’Orlando, incarné(e) par Tilda Swinton.

Un film qui vous fait pleurer?

Beaucoup de films me font pleurer, je plonge complètement dans les films, je ne garde aucune distance quand ils sont bons. Récemment j’ai revu «Mississippi Burning» qui m’a fait encore fait pleurer et rager, qui me fera toujours pleurer.

Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma?

Au cinéma je n’y vais presque pas, plutôt à la maison... Le dernier que j’ai vu à la maison: «Suite française» de Saul Dibb. Je suis romantique à mourir et j’ai donc beaucoup aimé ce film dans lequel Michelle Williams est magnifique. J’ai beaucoup aimé «Lion» que j’ai vu plus ou moins récemment, de Garth Davis avec Dev Patel.

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