/news/politics

Couillard doit reconnaître sa responsabilité dans la vente de RONA, dit Lisée

Agence QMI 

Les partis d’opposition n’ont pas manqué, mercredi, de faire part de leur indignation devant les révélations faites par Jacques Daoust dans le document obtenu par notre Bureau d’enquête.

Les confessions posthumes de l’ancien ministre Jacques Daoust sont l’opportunité pour le premier ministre Philippe Couillard de «prendre la responsabilité pour la perte du siège social» de RONA au Québec, croit le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

 

«Ce qu'il faut retenir, c'est que le premier ministre du Québec ne croyait pas qu'une entreprise stratégique comme RONA devait avoir son siège social détenu par des Québécois, a-t-il déploré en point de presse.

«Ce que j'apprends, moi, ce matin, dans le testament, c'est qu'il (M. Daoust) était opposé à la vente des actions d'Investissement Québec dans RONA, a relaté M. Lisée. [...] Alors, qu'il (M. Couillard) prenne la responsabilité de la perte d'un siège social important.»

À LIRE ÉGALEMENT

Jacques Daoust hanté jusqu’à sa mort par l’affaire Rona

Certains «aimaient moins mon père» - le fils de Jacques Daoust

Les dates importantes de l’affaire Rona

Le chef péquiste croit que M. Couillard a ainsi prouvé qu’il «ne croit pas en la valeur du nationalisme économique québécois» et estime que la parole de M. Daoust, depuis sa démission, n’est plus contrainte par le Parti libéral et qu’elle est maintenant «libre».

Mots durs de Bonnardel

«Odieux», «manque de courage», «lâcheté»: le leader parlementaire caquiste François Bonnardel n’a pas mâché ses mots pour qualifier le comportement du premier ministre et de son entourage, à la lumière du récit de M. Daoust.

«Le cabinet du premier ministre a demandé à un ministre de mentir à la population, a dit M. Bonnardel. Lui-même (M. Daoust) le disait : je ne veux pas mentir. [...] Il a été sacrifié. [...] Si ce n’est pas un manque de courage, c’est quoi?»

Il considère que M. Couillard aurait dû lui-même défendre sa décision et que de ne pas l’avoir fait est synonyme de «lâcheté».

Khadir peu surpris

«Je me demande combien d’autres mensonges, le bureau du premier ministre a fait avaler à d’autres ministres, a indiqué à son tour le député de Québec solidaire, Amir Kahdir. C’est un terrible désaveu ça, et ça montre tous les problèmes d’un gouvernement où les décisions sont concentrées dans le bureau de Philippe Couillard.»

M. Khadir s’est dit attristé, mais peu surpris des révélations de notre Bureau d’enquête, puisqu’elles correspondent à ce que M. Daoust lui avait raconté en privé, après son départ de la vie politique.

«Il continuait à maintenir qu’il n’avait pas menti, qu’on l’avait fait paraitre pour un pas bon, parce que lui était opposé à cette vente. Il le disait à qui mieux mieux, à tout le monde», a dit M. Khadir.

Dans la même catégorie