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Couillard se défend d’avoir sacrifié Jacques Daoust

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Philippe Couillard se défend d’avoir sacrifié son ex-ministre de l’Économie, Jacques Daoust, dans la foulée de la vente des actions de Rona, comme ce dernier le laisse entendre dans un document rédigé avant son décès.

Dans ses écrits révélés par notre Bureau d’enquête, qui s’apparentent à un testament politique, M. Daoust laisse entendre qu’il a été trahi et piégé par son propre directeur de cabinet, Pierre Ouellet, et le chef de cabinet de Philippe Couillard à l’époque, Jean-Louis Dufresne.

Talonné par les partis d’oppositions lors de la période des questions, le premier ministre a répété que les démarches menées par la vérificatrice générale dans la foulée de la vente des actions de Rona au géant américain Lowes ont, selon lui, déjà permis d’établir les faits.

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Contrairement à ce qu’affirme M. Daoust dans son document, «personne à mon cabinet n’était au courant de cette transaction-là», a assuré M. Couillard, au Salon bleu.

Le premier ministre a rappelé qu’au plus fort de l’affaire Rona, les partis d’opposition «ont sali la réputation du regretté Jacques Daoust».

«Je n’aurais pas assez de cinq minutes pour faire la liste des insultes (que les partis d’oppositions ont lancé contre M. Daoust», a lancé M. Couillard, en observant que ses rivaux ont soudainement changé leur fusil d’épaule.

À l’instar de sa ministre de l’Économie, Dominique Anglade, le chef libéral a souligné que la transaction entre Lowes et Rona s’est faite avec le consentement des conseils d’administration des deux entreprises.

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