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«Nous sommes très contents, les émotions étaient à leur maximum»

TVA Nouvelle

«Nous sommes très contents, les émotions étaient à leur maximum. Imaginez quand le juge faisait la description des séquences seconde par seconde, c’était comme si on les voyait. C’était très dur. Nous sommes des adultes, comment les enfants auraient reçu ça», a déclaré le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, quelques minutes après la décision du juge François Huot.

Le magistrat a refusé ce midi que les images captées par les caméras de surveillance lors de la tuerie perpétrée par Alexandre Bissonnette à la mosquée de Québec, le 29 janvier 2017, soient rendues publiques. La description des vidéos pourra par contre être rapportée dans les médias.

«On accepte ce verdict. Il est en faveur de ce que l’on souhaitait que libérer ces images ne serait que dommageable pour les familles, la communauté et la société et que l’on ne se complaise pas à montrer des images qui vont plaire à un groupe x d’extrémistes», ajoute M. Benabdallah.

Huile sur le feu

Ce dernier croit que les images du massacre commis, il y a un peu plus de 14 mois, auraient ajouté de l’huile sur le feu et que la description seule des vidéos sera moins dommageable.  

M. Benabdallah préfère focaliser sur de belles images. «C’est 15 000 personnes qui sont venues à la commémoration du 29 janvier 2107, c’est autant de témoignages dans la conscience des gens. L’image est indélébile dans ma tête, c’est suffisant pour que je garde cette magnanimité et ce bonheur», souffle-t-il.

Le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec espère que la décision du juge, qui allait dans le sens de la demande de la Couronne et des gens de la mosquée, ne change rien aux relations avec les médias.

«Merci pour ce que vous faites. On n’est pas contre la presse. On souhaite que nos relations continuent. Nous sommes très soulagés.»

«Nous souhaitons qu’à travers cet exercice démocratique, de la justice et social, que la vie va reprendre et que l’on puisse permettre aux familles de guérir leurs blessures», espère Boufeldja Benabdallah.

 

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