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Combat contre le cancer

Johanne Fontaine «a vu la lumière blanche»

TVA Nouvelles

La comédienne Johanne Fontaine était de retour sur le plateau de Denis Lévesque, vendredi, pour faire le point sur son cancer, sa chimiothérapie et les projets qui l’animent.

Depuis huit ans maintenant, Johanne Fontaine déjoue les pronostics. Affligée d’un cancer du côlon, on lui donnait à l’époque entre un an et demi ou deux ans à vivre. C’était en 2010. Les pronostics ne sont pas meilleurs aujourd’hui; ils sont même pires.

Les médecins ne lui donnent maintenant que quelques mois à vivre, mais la comédienne garde le sourire et dit ne plus avoir peur.

«S'il me reste quelques mois à vivre, comment ai-je le goût de les vivre? C'est une question assez essentielle. J'ai la chance, moi, de pouvoir me poser cette question-là, explique-t-elle. Personne ne le sait. Souvent, les gens qui pensent qu'il leur reste longtemps à vivre, ils ont peur du futur.»

Johanne Fontaine continue ses traitements de chimiothérapie et consomme, comme elle le mentionne elle-même, «une batterie d’opiacés».

«Je suis en chimio, en ce moment. Mais je suis comme une extraterrestre, parce que oui, c'est vrai que j'arrive à me brancher sur quelque chose à l'intérieur de moi qui s'appelle de la vitalité ou une certaine lumière», indique-t-elle.

Parlant de lumière, l’avant-dernier traitement de chimiothérapie qu’elle a dû subir a bien failli être le dernier, si bien que Johanne Fontaine affirme avoir vu la fameuse lumière blanche.

«L'avant-dernière chimiothérapie que j'ai eue a failli me tuer. Je n'avais plus d'énergie. C'était trop fort. Un moment donné, j'ai même vu la lumière blanche, évoque-t-elle. J'ai arrêté d'avoir peur.»

Une folle rumeur qui circulait sur les réseaux sociaux la plaçait déjà aux soins palliatifs, mais sur sa page Facebook, Johanne Fontaine a voulu rassurer ses proches et ceux qui la suivent : loin des soins palliatifs, elle revient plutôt d’une retraite avec 16 personnes aux Bahamas!

Et ce n’est pas tout, puisque la comédienne a passé l’été dernier sur des plateaux de tournage, dont celui de la série «L’Imposteur», où elle dit s’être sentie «à sa place».

«Il n'était pas question de dire que j'étais malade. Il n'était pas question de dire, mon Dieu, j'ai des souffrances. Il était question d'interpréter un personnage. D'être en vie.»

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