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Entente de 500 M$

Le Québec aura sa part du gâteau, soutient Netflix

Maxime Huard | Agence QMI

Des directeurs de Netflix ont soutenu mercredi, devant les producteurs québécois réunis en congrès, que la province aura droit à sa part du gâteau de l’entente de 500 millions $ conclue avec le fédéral, mais sans en donner l’ampleur.

«(Le 500 millions $ sont) un minimum d’investissement, un point de départ. Ce n’est pas une question de donner (plus) d’argent à une région ou à une autre, ou une question de quotas», a affirmé la directrice des productions originales jeunesse de Netflix, Dominique Bazay, devant les producteurs.

Le gouvernement Trudeau a annoncé en septembre dernier une entente de 500 millions $ avec le service américain de diffusion en ligne. Outre le fait que l’accord ne soumet Netflix à aucune taxe, il ne prévoit aucun quota spécifique de production de contenu francophone, une omission qui a suscité son lot de critiques dans le milieu culturel.

«Je ne sais pas comment ces choses-là ont été négociées, mais connaissant bien le talent et la qualité des productions qui sortent du Québec, je suis convaincue qu’il va y en avoir plusieurs (productions)», a dit Mme Bazay, mais sans donner de chiffre précis.

Elle s’exprimait devant le congrès de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM). L’événement rassemble plus de 350 membres de l’industrie pour toute la fin de semaine à Gatineau, en Outaouais.

Marché global

Son collègue Felipe Tewes, directeur des productions originales internationales, a maintes fois insisté sur l’intérêt du service de diffusion en ligne pour le contenu local, rappelant que des séries de la Norvège comme du Brésil connaissaient un succès important sur leur plateforme en raison de leur «authenticité», de leur couleur régionale.

«Les gens s’intéressent à des histoires de partout», et c’est Netflix qui les rend «globales», a-t-il expliqué.

Selon leurs questions, les producteurs assistant à la présentation semblaient intéressés d’en savoir plus sur d’éventuelles collaborations avec Netflix.

Les directeurs de Netflix ont d’ailleurs beaucoup appuyé sur leur intérêt pour les créateurs québécois.

«Je trouve que les Québécois sont courageux. Non seulement les réalisateurs prennent des risques, mais il y a tout un écosystème qui les encourage», a déclaré Dominique Bazay. Elle a indiqué que sa présence mercredi était «le premier pas vers une nouvelle relation au Québec».

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