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La mère de la petite Rosalie Gagnon arrêtée

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Audrey Gagnon, mère de Rosalie Gagnon, 2 ans, retrouvée morte mercredi après-midi à Québec, a été arrêtée, mais elle a été hospitalisée après s'être infligé des blessures tandis qu'elle était en détention.

La suspecte devrait toutefois être en mesure de comparaître ce jeudi au palais de justice de Québec et pourrait faire face à des accusations de meurtre. Cyndi Paré, porte-parole au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), n’a pas voulu dévoiler la nature de ses blessures.

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«On ne craint pas pour sa vie. Elle devrait comparaître aujourd’hui, tout dépendant de l’heure à laquelle son médecin la libérera», a indiqué Mme Paré.

Le dossier de Mme Gagnon a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). «Nous avons soumis le dossier pour meurtre au DPCP. C’est lui, au final, qui décidera des accusations qui seront portées», a ajouté Mme Paré.

Audrey Gagnon a été arrêtée au courant de la nuit alors qu’elle était interrogée par des enquêteurs. Sa fille Rosalie a été retrouvée inanimée dans une poubelle sur un terrain résidentiel de l’avenue De Gaulle, dans le secteur de Charlesbourg à Québec.

Elle a été retrouvée vers 17h.

«Une autopsie sera pratiquée aujourd’hui pour déterminer les causes et les circonstances exactes du décès», a poursuivi Mme Paré. Aucun détail sur l’état de la petite victime, soit de potentielles blessures apparentes, n’a été divulgué.

L’homme qui a été rencontré mercredi comme témoin a été libéré. Le SPVQ n’a pas transmis de détails sur les liens qui pourraient le rattacher à l’accusée.

Selon nos informations, Audrey Gagnon était aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Le SPVQ n’a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet. Le père de l’enfant n’aurait pas été présent dans la vie de Rosalie.

La suspecte était connue du milieu policier. Elle avait notamment été condamnée à six mois de prison pour voies de fait graves en 2014.

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