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La cause d’Audrey Gagnon est reportée à vendredi

Le dossier d'Audrey Gagnon a été reporté encore une fois au palais de justice de Québec et aucune accusation de meurtre ne pèse pour l’instant contre la principale suspecte dans le terrible homicide de la petite Rosalie Gagnon.

Les deux parties s’étaient entendues mercredi matin à ne pas requérir la présence de l’accusée devant le juge. C’est donc sans Audrey Gagnon, visiblement attendue par une salle bondée, que ce sont déroulées les courtes procédures.

L’avocat de la mère de la petite Rosalie, Me Marco Robert, a indiqué au juge avoir consenti à prolonger de deux jours la détention de sa cliente en attendant son enquête sur remise en liberté. La femme de 23 ans demeure donc accusée seulement d’entrave au travail des policiers et de méfait, aucune accusation de meurtre n’ayant été déposée pour l’instant.

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Pour expliquer ce délai, la procureure de la Couronne Mélanie Dufour a confirmé que le dossier avait été repoussé «comme l'enquête n'a toujours pas été complétée». À savoir si l’accusation de meurtre pouvait être déposée vendredi, la procureure est demeurée prudente. «Tout le monde travaille pour qu’une décision soit prise», s’est-elle limitée à dire.

Audrey Gagnon demeure donc détenue d’ici vendredi, même si son enquête sur remise en liberté avait dû être entendue déjà. «Normalement on a trois jours pour procéder à l’enquête sur remise en liberté, à moins qu’elle consente à ce que le délai se prolonge. Ce qui est arrivé dans ce cas-ci», explique Me Dufour.

De son côté, l’avocat de la défense Me Marco Robert a refusé de commenter le dossier pour le moment.

Rappel des faits

Audrey Gagnon a été officiellement arrêtée dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, soit quelques heures après que le corps de sa fille Rosalie, 2 ans, eut été retrouvé dans une poubelle sur l’avenue De Gaulle. La petite et sa mère avaient été portées disparues plus tôt dans la journée après qu’une poussette leur appartenant eut été retrouvée dans le parc de la Terrasse-du-Bon-air.

Les policiers du SPVQ ont immédiatement privilégié la thèse du meurtre lorsqu'ils ont découvert le corps de la petite, qui présentait des traces de violence évidentes. Selon les informations obtenues par Le Journal, l’enfant aurait reçu plus d’une dizaine de coups de couteau. Le SPVQ refuse cependant de confirmer ces informations pour le moment, puisqu'il s'agit d'éléments de l'enquête.

Dans les jours qui ont suivi, les policiers ont demandé l’aide du public pour établir la provenance du bac de déchets dans lequel le corps de Rosalie avait été retrouvé, ainsi que pour obtenir des indices pouvant faire progresser l’enquête. Le propriétaire du bac s’est manifesté au cours du week-end et les policiers ont saisi deux couteaux retrouvés par des citoyens. Impossible, toutefois, de savoir si les armes sont ou non liées au meurtre de la petite Rosalie.

Les policiers précisaient lundi qu’Audrey Gagnon était l’unique suspecte dans leur ligne de mire. Un homme dans la vingtaine qui se trouvait avec elle au moment où les policiers l’ont retrouvée avait été rencontré par les enquêteurs, mais relâché par la suite. Le SPVQ indiquait en début de semaine que l’enquête était toujours en cours.

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