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Trois jours avant le drame, Audrey Gagnon expulsée d’un refuge

TVA Nouvelles

EXCLUSIF | Audrey Gagnon, la mère de la petite Rosalie 2 ans retrouvée morte dans une poubelle la semaine dernière à Charlesbourg, aurait été expulsée d’une maison qui offre de l’hébergement pour femmes violentées, trois jours avant le meurtre de la fillette.

TVA Nouvelles a rencontré une jeune femme qui a eu l’occasion de discuter avec Audrey Gagnon quelques jours avant l’homicide de Rosalie alors qu’elles étaient hébergées à la Maison Marie-Rollet de Québec.

Les deux femmes sont de jeunes mères aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Elles sont en processus de désintoxication et sous méthadone. Toutes les deux sont natives du Saguenay. Elles avaient même conservé un lien en dehors du refuge en s’échangeant des textos.

D'après elle, Audrey Gagnon n’avait personne dans la vie à part sa mère qui était hospitalisée à ce moment-là. La jeune mère aurait passé deux mois à la Maison Marie-Rollet.

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«Jetée dehors»

Elles s'étaient aussi liées d'amitié. La jeune femme, qui a requis l’anonymat, a senti le besoin de raconter son histoire à TVA Nouvelles. 

Elle est outrée que la jeune Gagnon 23 ans eut été expulsé du refuge où elle se trouvait. Selon ses dires, elle n’avait pas de logis ni de ressource et un enfant dans les bras. Elles se sont parlées la dernière fois le 15 avril. Rosalie a été retrouvée morte le 18 avril.

«Elle se cherchait un 4 et demi ou une chambre. J’ai été vraiment surprise. Elle avait des problèmes avec les intervenantes qui lui faisaient signer des papiers. Elle s’est fait jeter dehors sans qu’on lui trouve une autre place», soutient la femme.

«Je ne comprends pas qu’on l’ait laissée partir. Oui, il y a des règlements à respecter. Je suis d’accord. Elle doit quitter, mais il faut que tu lui trouves (un appartement). Ils connaissaient très bien sa situation, qu’elle n’avait aucune ressource familiale ou des gens de confiance où aller. Je ne comprends pas comment ils ont pu la laisser partir», ajoute-t-elle.

Textos

Audrey Gagnon a écrit par la suite à la jeune femme qu’un ami l’hébergeait. Cette dernière croit qu'il s’agissait peut-être de son ami de cœur.

«Même si elle avait envie de consommer comme une folle, elle n’aurait pas pu. C’est encadré par un médecin et il y a des tests de dépistage. Elle (Audrey) était adorable. Elles étaient belles à voir ensemble, je vous jure. J’ai de la misère à comprendre (ce qui s’est passé le 18 avril», conclut la jeune femme.

L’amie d’Audrey Gagnon a remis toutes ses informations et ses textos au Service de police de Québec qui mène l’enquête sur l’homicide de Rosalie.

Audrey Gagnon a été accusée la semaine dernière de méfait et entrave au travail des policiers. Elle est toujours détenue et reviendra devant le tribunal vendredi.

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