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Harcèlement: nouvelle politique de tolérance zéro envers les organismes en culture

Agence QMI

GEN-NOUVELLE STRATÉGIE NATIONALE DU LOGEMENT

Sébastien St-Jean / Agence QMI

Les organisations culturelles qui désirent recevoir du financement de Patrimoine Canada devront maintenant montrer patte blanche en matière de harcèlement et de discrimination en milieu de travail.

«Nous voulons nous assurer que les organisations s’engagent formellement à avoir un milieu de travail exempt de toute forme de discrimination, de harcèlement ou d’abus», a expliqué la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, en point de presse à Ottawa mercredi.

Dans la foulée des mouvements de dénonciation MoiAussi (MeToo) et TimesUp, le ministère modifiera notamment ses formulaires d’application et ses ententes de financement afin qu’ils rappellent leurs obligations aux organisations.

Patrimoine Canada appliquera une politique de «tolérance zéro», a assuré Mme Joly.

Aux côtés de la ministre, le directeur du Conseil des arts du Canada, Simon Brault, a fait savoir qu’un organisme pourrait se voir retirer sas subvention s’il n’honore pas son engagement.

Le ministère ainsi que le Conseil des arts octroieront également une enveloppe d’environ 552 000 $ au Conseil des ressources humaines du secteur culturel (CRHSC).

Ce montant doit permettre à 1750 organismes du secteur culturel de recevoir de la formation et à adapter leurs pratiques afin de garantir des milieux de travail respectueux.

Les mesures annoncées mercredi font suite à des consultations lancées en janvier et menées en concertation avec les acteurs du milieu artistique.

Mercredi en début de soirée, le ministère du Patrimoine n'avait pas été en mesure de dire si les demandes d'aide financière du groupe Juste pour rire et des Éditions Les Intouchables, tous deux éclaboussés par des scandales d’inconduite sexuelle, feraient l'objet d'une attention particulière.

Le festival Juste pour rire a reçu 10,4 millions $ en contributions de Patrimoine canadien depuis 2006, selon la réponse à une demande d'accès à l'information faite par l'Agence QMI en octobre. Les Éditions Les Intouchables ont pour leur part reçu un peu plus de 2 millions $ sur la même période.