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«L'esti, je peux pas croire qu'après sept balles il ne soit pas mort»

Kathleen Frenette | Journal de Montréal 

Au début de l’année 2018, Bissonnette aurait démontré de la colère après avoir écouté un reportage à la télévision où il aurait vu l’une de ses victimes, handicapée à vie, Aymen Derbali.

«L’esti, je peux pas croire qu’après sept balles il ne soit pas mort».

Cette phrase-choc, qui a d’ailleurs créé une onde d’indignation dans la salle du palais de justice, aurait été prononcée par Bissonnette entre les mois de novembre 2017 et février 2018, à un codétenu du centre de détention de Québec.

À ce moment, Bissonnette regardait la télévision où un reportage faisant état que 400 000$ avait été amassé pour aider monsieur Derbali à s’acheter une maison adaptée à sa condition.

Selon son codétenu, Bissonnette était en maudit. «Il va se faire donner une maison et moi, ma famille n’aura rien...», aurait-il dit.

Cette information est sortie lorsque le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me François Godin, a questionné la psychiatre Marie-Frédérique Allard, qui est persuadée que «l’empathie de Bissonnette envers autrui» a augmenté depuis la tuerie.

À juste titre, le juge François Huot a alors souligné à la psychiatre que depuis le début des représentations sur la peine, Bissonnette ne démontrait que très peu d’émotions.

«Il est impassible même lors de témoignage particulièrement descriptif ou poignant. Jusqu’au moment où il a été question des membres de sa famille. Là, les écoutilles se sont ouvertes. J’ai de la difficulté un peu à voir une progression, de l’extérieur, au niveau de l’empathie», a mentionné le président du tribunal.

«Je ne vous dis pas qu’il a fait des progrès énormes, mais bien qu’il a une capacité à démontrer de l’empathie», a alors précisé la Dre Allard.

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