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Montréal Esports

Un camp de jour de jeux vidéo

Nadia Lemieux | Agence QMI

 - Agence QMI

PHOTO AGENCE QMI, NADIA LEMIEUX

Plutôt que de jouer dehors cet été, des adolescents pourront perfectionner l’art du jeu vidéo en ligne grâce à un nouveau camp de jour en sports électroniques.

Les sports électroniques, ou «eSports», sont des compétitions de jeux vidéo pratiquées par des joueurs professionnels au sein d’évènements.

L’entreprise Montréal Esports, qui œuvre à développer le sport électronique au Québec, ouvrira cet été les portes de son Académie, un camp de jour d’une durée de deux semaines destiné à donner aux jeunes de 12 à 17 ans un aperçu de ce à quoi ressemble l’entraînement d’un athlète d’«eSports».

En plus des périodes de jeux vidéo et de formation, les jeunes feront la pratique d’une activité physique d’une heure par jour et seront sensibilisés aux saines habitudes de sommeil et d’alimentation pour avoir une meilleure performance de jeu.

Philosophie sportive

Afin de développer son programme, l’Académie a collaboré avec l’ancien entraîneur de l’Impact de Montréal, Jason Di Tullio, qui s’est inspiré de la philosophie sportive qui est inculquée à l’Académie de l’Impact.

«Il a apporté le cœur de l’Académie de l’Impact dans notre projet: former l’individu, le joueur et l’équipe, miser sur le travail d’équipe et la façon de communiquer», a expliqué le directeur de l’Académie Esports, Patrick Pigeon.

Il mentionne que le sport électronique et les sports comme le soccer et le hockey comportent de nombreuses similarités.

«Quand on part attaquer un château [dans un jeu], c’est comme une équipe de soccer qui entre sur le terrain. On a une stratégie et on a des moyens de s’adapter.»

Les phases d’attaque, de défense et de transition, propres au soccer, sont notamment utiles au développement d’une bonne stratégie dans les sports électroniques.

Saines habitudes

Les jeux vidéo en ligne, où s’opposent des joueurs de partout dans le monde, ont souvent fait l’objet de mauvaise presse en raison des problèmes de cyberdépendance et de cyberintimidation qui y sont liés.

Patrick Pigeon décrit comme «toxiques» certaines communautés de jeux, réputées pour être le théâtre d’insultes répétées entre les joueurs. À l’Académie, un point d’honneur sera mis sur la sensibilisation à ce problème.

«Au lieu d’ignorer le problème ou d’empêcher les jeunes de pratiquer une activité qu’ils aiment, il faut prendre des actions et les encadrer. C’est ce qu’on propose.»

M. Pigeon ajoute que les jeunes adeptes de jeux vidéo ont tendance à s’isoler pour jouer de manière excessive.

«Une activité comme ça permet de les faire sortir. Le jeune qui va vouloir un camp comme on propose, il n’irait pas dans un camp de soccer. Là, il va pouvoir socialiser en faisant une activité qu’il aime», a-t-il ajouté.

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