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Accusé d'avoir proféré une menace de «causer la mort» à la communauté musulmane

Antonio Dion, 55 ans

Courtoisie

Antonio Dion, 55 ans

L’homme arrêté mercredi à la suite des observations sur la peine d’Alexandre Bissonnette a été accusé d’avoir proféré des menaces de «causer la mort ou des lésions corporelles» à l'endroit de la communauté musulmane.

Antonio Dion, 55 ans, a été amené en après-midi devant le juge Christian Boulet, avec sa marchette, pour être officiellement accusé.

Depuis le début des observations sur la peine, Dion, qui se dit pasteur, est venu chaque jour entendre la cause de Bissonnette.

Discret, l’homme se tenait près de la famille du tireur de la mosquée, disant avoir connu le jeune homme lorsqu'il était lui-même en détention.

Durant les trois semaines qu'ont duré les procédures, les constables spéciaux sont intervenus à quelques reprises auprès de Dion, mais, mercredi, ce dernier aurait proféré une menace sérieuse à l’endroit de la communauté, en confiant à un constable que, s’il avait un fusil, il ferait «la même chose» que son ami.

Comme la procureure aux poursuites criminelles et pénales s’est opposée à la remise en liberté de Dion, ce dernier sera ramené devant le tribunal vendredi.

Par le passé, Dion a notamment fait face à la justice pour des affaires de fraude et de vol.

L’homme se serait lié d’amitié avec Bissonnette au Centre de détention de Québec. Il disait «s’être reconnu» en Bissonnette, ayant lui-même été victime d’intimidation.

Les «envies de suicide» du tireur de la mosquée l’auraient également touché, puisqu'il aurait lui aussi déjà songé à s’enlever la vie.

Le pasteur avait d’ailleurs livré un témoignage l'an dernier à l'occasion d’un concert-bénéfice donné pour le Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent.