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Alexandre Bissonnette souffrirait d'un trouble de «personnalité limite»

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Alexandre Bissonnette souffrirait d’un trouble «de personnalité limite» et ne serait pas «uniquement narcissique», ce qui pourrait venir compliquer ses chances de réhabilitation.

Cette affirmation a été faite par le psychiatre légiste Gilles Chamberland, appelé à témoigner en contre-preuve dans le cadre des représentations sur la peine.

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De tout les spécialistes entendus jusqu’à présent, le seul qui est apporté ce type de personnalité, c’est le Dr Chamberland.

«La personnalité limite explique le vide impossible à combler, elle explique la recherche d’identité, l’inquiétude et le sentiment d’abandon, elle explique les idées suicidaires récurrentes et les échecs de traitement», a-t-il fait savoir en Cour ce matin.

À la lumière de sa rencontre avec Bissonnette, qui a eu lieu hier, le psychiatre a également affirmé que le crime commis par l’accusé était teinté «de racisme» mais qu’il ne s’agissait pas d’un acte «terroriste».

«Est-ce que ce crime-là est raciste? Totalement. Même s’il ne le voit pas. C’est basé sur des choses totalement fausses. Est-ce que ce crime est un acte terroriste? Non. C’est trop égoïste pour que ce soit du terrorisme», a-t-il précisé.

Selon lui, Bissonnette n’avait «aucune préoccupation de changer les choses ou de porter une cause». «Il ne le faisait qu’en fonction de lui», a-t-il ajouté.

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