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La SQ tient à informer les manifestants du G7

Axel Marchand-Lamothe | Agence QMI

Journal de Montréal

La SQ a fait imprimer 10 000 dépliants expliquant les limites du droit à la manifestation qui seront notamment distribués au G7 prévu pour juin prochain à La Malbaie.

«C’est toujours dans la démarche de collaborer avec les manifestants. Ce n’est pas une question d’être confrontant. C’est de bien les informer des règles à respecter», affirme le lieutenant Jason Allard de la Sûreté du Québec.

Dans le dépliant, on explique notamment que la liberté d’expression et de réunion pacifique «ne constitue pas un passe-droit permettant de commettre un crime» et «ne protège pas les actes de violence».

Prévention

On énumère également les infractions criminelles possibles comme «commettre un méfait», «se déguiser dans un dessein criminel» et «entraver le travail d’un agent de la paix». Quelques exemples de comportements qui peuvent amener les agents à procéder à l’interpellation d’un manifestant sont également donnés.

«Les gens ont le droit de manifester, mais au moment où la vie est en danger ou qu’il y a des risques de blessures, ce droit est suspendu par le devoir de protéger les gens», poursuit le policier.

Pacifique

À mots couverts, les autorités veulent avant tout isoler les fauteurs de troubles et minimiser les débordements.

«À partir du moment où une clôture tombe ou que des projectiles sont lancés, le manifestant pacifique qui est pris là-dedans doit comprendre que si la manifestation est jugée illégale et que l’on demande la dispersion, il faut écouter et partir», résume-t-il.

D’ailleurs, dimanche dernier, «le Réseau de résistance anti-G7» tenait une journée de formation pour les opposants au sommet sur le thème «Préparer la guerre». Des ateliers sur les droits étaient d’ailleurs à l’horaire, tout comme un cours d’autodéfense en boxe thaïlandaise.

«On demande de collaborer et de travailler ensemble pour que tout se déroule bien», soutient le lieutenant Allard.

Les fascicules d’information serviront pour le G7, mais également pour d’autres événements, assure le corps policier, qui n’a pas voulu dévoiler les coûts de l’opération.